12/09/2010

Extrait Annuaire-secu : projet de décret sur les ALD et conflits d'intérêts à la HAS

extraits du numéro 418 du 11 septembre de annuaire-secu.com

Mon comm:  articles intéressants : l'un expose les projets de réduction des droits à l'ALD (affections de longue durée) suite à l'avis de la HAS (Haute autorité de Santé) et le 2e évoque les conflits d'intérêts à la HAS dénoncés par Formindep
comment faire confiance à un organisme pas clair ???


L'APM dévoile trois projets de décret sur les ALD qui devraient entrer en application le 1er novembre
08/09/10 - Dans deux dépêches du 3 septembre, l'agence APM commente ces textes dont elle s'est procuré une copie et qui sont actuellement soumis, pour avis, aux différentes instances en vue d'une entrée en vigueur au 1er novembre. Le premier, un décret simple, actualise, sans modification de périmètre, les critères d'admission et de renouvellement des 30 affections de longue durée, en reprenant ceux de la Haute autorité de santé dans ses avis de décembre 2007 (18 ALD) et juin 2009 (12 ALD).
Actuellement, à l'exception des critères des affections psychiatriques de longue durée, les critères utilisés par les médecins et figurant dans les guides ALD de la HAS sont issus notamment des recommandations de l'ancien Haut comité médical de sécurité sociale (HCMSS). Le rapport au Premier ministre accompagnant le texte, au titre d'exposé des motifs, prévoit une applicabilité des dispositions dès le lundi 1er novembre, "au flux des nouveaux patients entrant en ALD et à ceux concernés par un renouvellement". Le texte propose en outre de modifier l'appellation de quatre ALD 21, 22, 26 et 27.
Deux autres projets de décret précisent les conditions de mise en oeuvre de la prise en charge et du suivi médical des assurés sortant du régime des ALD, en application de l'article 35 de la LFSS pour 2010 qui vise à faire sortir les malades du régime des ALD lorsqu'ils sont considérés comme guéris, tout en maintenant une prise en charge à 100 % pour les actes et examens de biologie nécessaires à leur suivi.
L'objectif de ce dispositif est de "mettre fin à l'idée d'une ALD à vie tout en garantissant la prise en charge du suivi médical après la sortie de l'ALD et de permettre aux personnes dont la pathologie ne relève plus d'une ALD de ne plus être stigmatisés, notamment en termes d'accès aux crédits", précise le gouvernement dans un rapport au Premier ministre. Un projet de décret simple signale que les affections concernées sont "les pathologies chroniques stabilisées depuis au moins six mois ne nécessitant plus de traitement mais un suivi clinique et paraclinique régulier pendant une durée d'au moins cinq ans". L'entrée dans le dispositif, comme pour les ALD, est soumise à l'approbation du service médical de l'assurance maladie sur demande du médecin traitant de l'assuré. Le deuxième projet de décret, en Conseil d'Etat, précise que l'article 35 de la LFSS 2010 entraîne la suppression du ticket modérateur pour l'assuré entrant dans ce dispositif pour les seuls "actes médicaux et examens biologiques nécessaires à son suivi".
> Sources dépêches APM du 3 septembre 2010
> Les projets de décrets sont proposés à la lecture par la lettre Protection sociale informations (8-09) qui leur consacre également un article :
http://www.wk-rh.fr/mybdd/upload/bdd_136/projets-decrets-ALD.pdf

Conflits d'intérêts : la mauvaise graisse de la HAS
05/09/10 - Au sujet des conflits d'intérêts, l'actualité politique de ces derniers mois a permis d'en découvrir la signification et les enjeux dans la vie publique. Citons l'analyse minutieuse de François Pesty, disponible sur le site du Formindep, portant sur le rapport de la HAS publié le 22 juillet 2010 sur l'efficacité des hypolipémiants. Les conflits d'intérêts y sont omniprésents et minent la confiance, à la fois du public et des professionnels de santé avertis, dans l'autorité scientifique médicale. "Parmi les trois principes fondateurs de la HAS, indépendance, rigueur scientifique, et transversalité, seul le dernier semble avoir été respecté dans ce rapport sur les statines", écrit en conclusion l'auteur de cet article au vitriol remarquablement documenté. "Du fait d'une gestion scandaleuse, inacceptable des conflits d'intérêts, ce document est aux antipodes de ce que l'on est en droit d'attendre de la HAS. Il s'agit en définitive de recommandations de stratégie thérapeutique fondées sur le marketing des firmes, qui s'avèrent une pitoyable tentative de « repêchage » de médicaments blockbusters en mal de preuves cliniques. Comment ne pas exiger de la part d'industriels qui font des profits colossaux (13 milliards de dollars pour TAHOR, 5 milliards pour CRESTOR) qu'ils apportent la preuve du bénéfice de leurs médicaments sur les critères les plus élevés d'efficacité, notamment la mortalité toute causes, a fortiori dans un pays comme le nôtre où ces dépenses sont financées par la collectivité ? Cette débâcle, conséquence d'un laisser aller scandaleux dans la gestion des conflits d'intérêts, malgré les « verges » du Formindep et les déclarations du président de la HAS, mériterait pour le moins une enquête journalistique, voire un rapport de l'IGAS". François Pesty regrette "que le Formindep ne puisse saisir lui-même l'inspection". Deux recommandations de la Haute Autorité de Santé sont l'objet actuellement de recours en Conseil d'Etat à l'initiative du Formindep. Réponse dans quelques mois.
Signalons par ailleurs que la revue Prescrire a annoncé avoir porté plainte le 30 août auprès du médiateur européen contre l'Agence européenne du médicament (EMA), lui reprochant son manque de transparence. Prescrire porte plainte en raison de ses refus répétés de fournir documents et informations, en particulier sur des médicaments à balance bénéfices-risques défavorable (5 refus particulièrement inacceptables).
> L'article de François Pesty : http://www.formindep.org/Conflits-d-interets-La-mauvaise
> Prescrire porte plainte contre l'Agence européenne du médicament (EMA) :
http://www.prescrire.org/fr/3/31/46506/0/NewsDetails.aspx

Alerte du Cnom sur les risques de la suppression des indemnités journalières après seul contrôle patronal des arrêts de travail | Conseil National de l'Ordre des Médecins

Alerte du Cnom sur les risques de la suppression des indemnités journalières après seul contrôle patronal des arrêts de travail | Conseil National de l'Ordre des Médecins
Désormais le service médical de l’assurance maladie peut demander la suspension du versement des indemnités journalières de l’assurance maladie sur la seule base d’un contrôle effectué par un médecin mandaté par l’employeur : inadmissible !

extraits de Annuaire-secu : lutte contre les inégalités sociales de santé & paiement de l'AME

extraits de lettre 417 du 4 septembre

Mon comm : Assez écoeurée d'entendre la ministre parler de lutter contre les inégalités de santé alors que son gouvernement a mis en place les franchise,s augmenter le forfait journalier, encore déremboursé de nombreux médicaments, bref a augmenté le nombre de malades qui cessent leurs soins
Et en plus il s veulent encore faire payer les bénéficiaires de de l'AME (aide médicale d'Etat)...



La lutte contre les inégalités sociales de santé en France sera "le principe général de la prochaine loi de santé publique"
31/08/10 - A l'occasion des premières Assises du Collectif inter-associatif sur la santé, le 30 août à Marseille, la ministre de la Santé a rappelé que "la lutte contre les inégalités sociales et territoriales de santé doit constituer une priorité absolue" de son ministère. Roselyne Bachelot en a profité pour présenter la prochaine loi de santé publique, qui actualisera la loi quinquennale de santé publique de 2004, dont le principe général sera justement la lutte contre les inégalités sociales de santé. "Elle en fera une stratégie nationale à part entière, en conciliant deux approches indispensables : la prise en compte des problèmes de santé des plus vulnérables, d'une part ; la réduction globale des inégalités sociales de santé, qui touchent l'ensemble de la population, d'autre part". La nouvelle loi de santé publique devra être "une loi courte mais ambitieuse, structurante, lisible". Elle aura pour objectif de modifier les déterminants sociaux de santé et les déterminants de l'accès à la prévention et aux soins. Elle permettra d'organiser et de faire reconnaître le secteur particulier de la prévention et notamment de l'éducation pour la santé. Une gouvernance renforcée permettra de couvrir l'ensemble des problématiques de santé, mais aussi de définir quelques priorités majeures. D'ores et déjà, la loi HPST prévoit la création, auprès de l'ARS, d'une commission de coordination des politiques de santé dans le domaine de la prévention, de la santé scolaire, de la santé au travail et de la protection maternelle et infantile.
La ministre a également fait le point sur l'encadrement des dépassements d'honoraires, l'amélioration de la convention AERAS, les nouvelles formes d'exercice professionnel, ou encore la mise en place d'une participation financière des bénéficiaires de l'AME (la mission IGAS/IGS remettra ses conclusions au plus tard fin 30 novembre). Enfin, Roselyne Bachelot a présenté « en exclusivité » un projet auquel elle tient beaucoup : faire de 2011 « l'année des patients et de leurs droits ». A ce titre, trois missions ont été lancées au cours de l'été, qui devront rendre leurs travaux pour la fin 2010 et qui "déboucheront à la fois sur des préconisations concrètes et des propositions d'événements qui jalonneront l'année 2011", a précisé la ministre. Elles sont consacrées à "renforcer la visibilité, l'effectivité et la promotion des droits" des patients, à "la bientraitance dans les établissements de santé", et à la participation du patient aux décisions de santé qui le concernent, son positionnement et la "relation soignant-soigné".
En ouverture des Assises, dans un discours musclé prononcé devant la ministre, le président du CISS avait dressé un tableau sans complaisance de notre système de santé : "multiplication des refus de soins pour des raisons de stigmatisation des patientèles mais aussi pour cause de « désertion médicale, dépassements d'honoraires qui continuent à flamber, coordination des soins des malades chroniques dans l'impasse, ou encore trop de patients sans couverture complémentaire dans un pays où le ticket modérateur est le plus élevé d'Europe,...
> Assises du CISS le 30 août 2010 à Marseille - Discours de Roselyne Bachelot et discours de de Christian Saout :
http://www.leciss.org/actualites.html?tx_ttnews[tt_news]=1491&tx_ttnews[backPid]=1&cHash=69a146f0ec


Le gouvernement veut faire payer l'accès aux soins aux demandeurs d'aide médicale d'Etat
02/09/10 - L'aide médicale d'État (AME), qui permet aux étrangers sans-papiers de bénéficier de soins gratuits, a coûté 546 millions en 2009 (+15 % en un an). Elle bénéficie aujourd'hui à 210 000 personnes. Plusieurs députés de la majorité sont en train de mener une véritable offensive en la matière. Ils entendent durcir les conditions d'accès à l'AME, en particulier lors de l'examen de la loi sur l'immigration fin septembre puis, en octobre, lors de celui de la loi de finances. Comme le fait justement remarquer Le Figaro (1-09), "une partie de la droite tente régulièrement de restreindre cette aide instaurée au 1er janvier 2000 par les socialistes aux clandestins pauvres. En 2005, le gouvernement Raffarin a réservé cette aide aux sans-papiers installés en France depuis trois mois pour éviter un appel d'air. Sans parvenir à endiguer les dépenses". Pour contenir les déficits publics sans fragiliser les soins, le Premier ministre François Fillon, soutenu par la ministre de la Santé, envisage à présent une cotisation forfaitaire de 30 euros que les immigrés en situation illégale régleraient une fois par an. Une mesure qui pourrait être inscrite dans la loi de finances pour 2011 (Roselyne Bachelot évoquait à la mi-juin une contribution de l'ordre de 15 euros - voir lettre 408). Mais les arbitrages ne sont pas encore rendus, souligne le journal. Les professionnels de la santé, hostiles à cette contribution, craignent d'éloigner des populations précaires des soins. Les sans-papiers, hésitant déjà à se faire soigner, attendront le dernier moment pour se rendre à l'hôpital. Hors ce sont toujours les hospitalisations longues qui grèvent les comptes de l'AME. Quelque 38 000 bénéficiaires hospitalisés ont coûté 370 millions d'euros en 2009.
L'Observatoire de l'accès aux soins de Médecins du monde devrait publier, en octobre, son rapport sur l'année 2009. L'organisation a d'ores et déjà spécifié au Figaro l'importance y compris sanitaire de l'AME. Elle constitue "une politique de prévention, notamment des risques d'épidémie ou de propagation de virus résistants".
> http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2010/09/01/01016-20100901ARTFIG00578-sans-papiers-la-majorite-veut-rendre-l-acces-aux-soins-payant.php

CTNERHI - Base LEGI - Document sélectionné

CTNERHI - Base LEGI - Document sélectionné
Lettre circulaire CNAF n° 2010-129 du 21 juillet 2010 : Points divers sur l'allocation aux adultes handicapés (AAH) et les formulaires demande de prestations pour personnes handicapées

Le casse-tête de la gestion des déchets médicaux - LeMonde.fr

Le casse-tête de la gestion des déchets médicaux - LeMonde.fr
il faut s'en pré-occuper !

Vers une réduction des services hospitaliers de nuit ? - Social - Nouvelobs.com

Vers une réduction des services hospitaliers de nuit ? - Social - Nouvelobs.com
Projet de l'ARS Ile de France mais il semble que cela touchera aussi la province : en tout les cas, extrêmement inquiétant !

Contrôle des arrêts de travail : quel délai pour contester la suspension des indemnités journalières ? - Actualités - Service-public.fr

Contrôle des arrêts de travail : quel délai pour contester la suspension des indemnités journalières ? - Actualités - Service-public.fr

Vivre FM » Handicap : Nicolas Sarkozy reçoit les associations

Vivre FM » Handicap : Nicolas Sarkozy reçoit les associations
Demain 13 septembre, Sarko reçoit enfin les porte parole du comité d'entente des assoc représentatives des personnes en situation de handicap : il était temps ! mais pessimisme quand au résultat avec un tel gouvernement !

Les indemnités des élus handicapés entrent dans le calcul des conditions de ressources

Personnellement je trouve tout à fait normal de ne pas cumuler totalement AAH et indemnités d'élus puisque l'AAH est un minimum de ressources et je ne vois pas pourquoi être élu permettrait de cumuler, à condition que tous les frais supplémentaires soient bien pris en compte
Par contre, là où il y a problème, c'est quand l'élu finit son mandat, parce que l'AAH est basée sur les revenus N-2, c'est à dire 2 ans en arrière, ce qui veut dire qu'il doit attendre près de 2 ans après l'arrêt de son mandat pour retrouver son allocation et donc rester sans revenus pendant ce temps là et c'est valable aussi en cas de travail arrêté
La question du Sénateur Le Menn me semble donc avoir été mal rédigée

extrait de www.localtis.info

Les indemnités des élus handicapés entrent dans le calcul des conditions de ressources

Publié le 06 septembre 2010
Comparée aux pays anglo-saxons ou scandinaves, la France compte encore peu d'élus locaux - ou nationaux - handicapés. Une question écrite et sa réponse ministérielle permettent de faire le point sur les obstacles éventuels à l'accès des personnes handicapées à des fonctions électives et sur les mesures mises en oeuvre pour y remédier.

Même si l'on est encore très loin des 6% imposés aux entreprises et aux employeurs publics - et en dépit de l'absence de tout chiffre officiel sur le sujet -, le nombre d'élus locaux handicapés est en progression, surtout si l'on considère que le handicap est très loin de se limiter aux formes immédiatement visibles (hémiplégie, cécité...), mais englobe également des formes évolutives liées à des maladies. Sans oublier le handicap lié au vieillissement. La ville de Nice, par exemple, compte deux élus handicapés dans son conseil municipal.

Le calcul de l'AAH, un frein à l'accès à un mandat ?

Dans une question écrite, Jacky Le Menn, sénateur d'Ille-et-Vilaine, estime que la législation elle-même constitue parfois un frein à l'engagement des personnes handicapées dans des mandats électifs. Il constate qu'un élu "tirant ses ressources de la solidarité nationale" peut se voir financièrement pénalisé du fait de son mandat. Un élu bénéficiant de l'allocation aux adultes handicapés (AAH) voit en effet ses indemnités d'élus prises en compte dans le total des ressources servant de base au calcul du montant de la prestation. Dès lors, selon le sénateur d'Ille-et-Vilaine, "il est à craindre que la prise en compte d'une indemnité d'élu dans le cadre des revenus nets catégoriels de la personne entraîne une diminution de son allocation d'adulte handicapé plus importante que l'indemnité versée". On peut également ajouter que cette situation crée un écart entre les élus valides - salariés ou retraités - pour lesquels le mandat électif entraîne une augmentation des revenus (même si ce n'est pas supposé être l'objectif recherché) et un élu handicapé pour lequel ce mandat entraîne une stagnation, voire une baisse de revenus. Le sénateur demande donc la mise à l'étude de dispositions "qui réparent cette injustice" et permettent "à un adulte handicapé élu titulaire d'une allocation adulte handicapé de percevoir son indemnité d'élu sans conséquences pour ses revenus autres que celles du droit commun applicables aux personnes valides".


Une allocation à caractère subsidiaire
Dans sa réponse, le ministre du Travail, de la Solidarité et de la Fonction publique écarte une telle hypothèse. Il rappelle en effet que l'AAH est une allocation à caractère subsidiaire, versée sous condition de ressources. Ces dernières comprennent l'ensemble des revenus nets de la personne ou du ménage, c'est-à-dire les ressources imposables, déduction faite des abattements fiscaux propres à chaque catégorie de revenus et de ceux spécifiques aux personnes âgées et invalides. Dès lors, "si les indemnités allouées pour l'exercice effectif des fonctions exercées par les élus municipaux, départementaux et régionaux ne sont ni des salaires ni des traitements, elles n'en constituent pas moins des ressources au sens du Code de la sécurité sociale" et doivent donc être prises en compte.
La réponse ministérielle rappelle aussi que les indemnités d'élu local - valide ou handicapé - sont soumises à un régime fiscal spécifique permettant de ne pas les prendre en compte intégralement et systématiquement dans la base de ressources, grâce à une retenue à la source libératoire de l'impôt sur le revenu. La base de cette dernière est constituée par le montant net de l'indemnité, minorée de la fraction représentative de frais d'emploi. Cette déduction du montant forfaitaire n'est toutefois pas autorisée lorsque les indemnités d'élus sont déclarées en tant que traitements et salaires, ce qui est le cas pour le calcul du droit à l'AAH et la détermination de son montant...


Des frais mieux pris en compte
Si la question de la déduction des indemnités électives reste donc entière, il faut néanmoins rappeler que la loi du 27 février 2002 relative à la démocratie de proximité a nettement amélioré la situation des élus locaux handicapés en ce qui concerne la prise en compte des frais liés au handicap. Ses articles 84 à 88 prévoient en effet, pour tous les élus, que les frais liés à l'exercice d'un mandat spécial (mission accomplie dans l'intérêt des affaires communales, mais ne correspondant pas à l'exécution habituelle des fonctions dont l'élu est investi) peuvent être remboursés par la commune sur présentation d'un état de frais et après délibération du conseil municipal. Elle précise que "s'agissant des frais de garde d'enfants ou d'assistance aux personnes âgées, handicapées ou à celles qui ont besoin d'une aide personnelle à leur domicile, le remboursement ne peut excéder, par heure, le montant horaire du salaire minimum de croissance". Les conseillers municipaux qui ne perçoivent pas d'indemnité de fonction peuvent également se faire rembourser des dépenses évoquées ci-dessus. Des dispositions similaires sont prévues pour les conseillers généraux et régionaux.
La disposition la plus importante introduite en la matière par la loi de 2002 - et qui vise spécifiquement les élus handicapés - est toutefois celle prévue par son article 88. Après mise à jour par la loi Handicap du 11 février 2005, celui-ci assimile en effet l'exercice d'une fonction élective à celui d'une activité professionnelle. Ainsi, l'élément "aides humaines" de la prestation de compensation du handicap "est accordé à toute personne handicapée [...] lorsque l'exercice d'une activité professionnelle ou d'une fonction élective lui impose des frais supplémentaires".

Jean-Noël Escudié / PCA

Référence : question écrite de Jacky Le Menn, sénateur d'Ille-et-Vilaine ; réponse du ministre du Travail, de la Solidarité et de la Fonction publique (Journal officiel du Sénat du 19 août 2010).
 

11/09/2010

CTNERHI - Base LEGI - Document sélectionné

CTNERHI - Base LEGI - Document sélectionné
Instruction 5 F-14-10 du 26 juillet 2010 relative au régime fiscal des indemnités journalières versées aux victimes d'accidents du travail et de maladies professionnelles : 50% fiscalisé depuis le 1/1/10

KSIOX4T284928EMCLSX.pdf (Objet application/pdf)

KSIOX4T284928EMCLSX.pdf (Objet application/pdf)
Réponse à question écrite à l'assemblée : la secretaire d'Etat chargée de la famille et de la solidarité se fout du monde quand elle défend que la loi de 2005 est actuellement respectée par la création de la CNSA. Loi prévoyant qu'une distinction entre les personnes handicapées en fonction de critères d'âge en matière de compensation du handicap et de prise en charge des frais d'hébergement en établissements sociaux et médico-sociaux seront supprimées en 2010 !

CTNERHI - Base LEGI - Document sélectionné

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arrêtés sur conditions de garantie d'un minimum de ressources en MAS

Médecine du travail : la "réforme low-cost" d'Eric Woerth | Eco89

Médecine du travail : la "réforme low-cost" d'Eric Woerth | Eco89
très inquiétant ... comme beaucoup de réformes menées actuellement !

CTNERHI - Base SAPHIR - Document sélectionné

CTNERHI - Base SAPHIR - Document sélectionné
Apprentissage et handicap dans la fonction publique : Encore peu répandu dans la fonction publique, l'apprentissage constitue pourtant un tremplin vers l'emploi, tout particulièrement pour les personnes handicapées,.....

Caisse Nationale de solidarité pour l'autonomie - Toute l’actualité - Renforcement du dispositif de mesure de la satisfaction des usagers des MDPH Page 1

Caisse Nationale de solidarité pour l'autonomie - Toute l’actualité - Renforcement du dispositif de mesure de la satisfaction des usagers des MDPH Page 1
n'oubliez pas d'aller remplir le questionnaire de satisfaction des usagers des MDPH : il faut absolument que l'info du terrain remonte !

JPO 2010 FFAC - Dossier de presse.pdf (Objet application/pdf)

JPO 2010 FFAC - Dossier de presse.pdf (Objet application/pdf)
Journée Nationale Portes Ouvertes des Ecoles de chiens Guides d’Aveugles Le 26 septembre 2010

CTNERHI - Base SAPHIR - Document sélectionné

CTNERHI - Base SAPHIR - Document sélectionné
Est-ce qu'on entend la mer à Paris ? Histoire de la permanence juridique pour les sourds de Paris

infos sur la nouvelle procédure d'appel à projet devant les ARS pour les établissements et services médico-sociaux

2 articles extraits de www.localtis.info

cette nouvelle procédure d'appel à projet devant les ARS pour les établissements et services médico-sociaux va bouleversée la situation : à lire et à suivre

La CNSA propose un guide méthodologique sur la nouvelle procédure d'appel à projets

publié le 06 septembre 2010
Le décret du 26 juillet 2010 relatif à la procédure d'appel à projets et d'autorisation mentionnée à l'article L.313-1-1 du Code de l'action sociale et des familles bouleverse la procédure d'autorisation des établissements et services sociaux et médicosociaux. Il remplace en effet un système fondé jusqu'alors sur l'initiative des porteurs de projets, une instruction et une réponse au coup par coup des autorités (Etat ou départements) par un dispositif fondé sur des appels à projets lancés par les autorités concernées, ce qui suppose de leur part un important effort d'anticipation des besoins et de planification des réponses. Localtis a détaillé le contenu de ce texte essentiel dans son article du 29 juillet 2010 (voir ci-contre).
Afin d'aider les décideurs - préfets, agences régionales de santé et départements -, mais aussi les porteurs de projets, la Caisse nationale de solidarité pour l'autonomie (CNSA) publie aujourd'hui son "Guide méthodologique pour la mise en oeuvre de la procédure d'autorisation par appel à projet et l'élaboration du cahier des charges", téléchargeable sur son site internet (voir ci-contre). Présenté le 3 septembre, ce document d'une cinquantaine de pages affiche une vocation pratique affirmée. La CNSA possède une autorité incontestable en la matière, puisqu'elle a piloté l'expérimentation de la nouvelle procédure dans trois régions-tests (voir notre article ci-contre du 10 mars 2010).
Après un rappel des dispositions en la matière de la loi Hôpital, patients, santé et territoires du 21 juillet 2009 et une présentation de la période de transition dans l'attente de l'adoption des projets régionaux de santé, le guide propose trois grandes parties. La première détaille les différentes étapes de la procédure d'autorisation par appel à projets, depuis la planification de ces derniers jusqu'au retour d'expérience de la procédure. Il est en effet important que les acteurs concernés maîtrisent parfaitement toutes les étapes de la procédure, car les conséquences d'une éventuelle annulation contentieuse seraient évidemment plus lourdes que dans le cas d'une décision isolée. La seconde partie du guide est consacrée à l'élaboration du cahier des charges et de la réponse. Assortie d'exemples, elle s'attache à accompagner les rédacteurs tout au long de la rédaction du cahier des charges. Du côté des porteurs de projets, le guide fournit des indications sur le "contenu attendu des projets à soumettre", avec un certain nombre de points de passage obligés. Enfin, la troisième partie s'attache aux critères de notation ou d'évaluation et à leur pondération. Elle propose aussi un exemple de grille d'analyse d'un projet. Quelques cas concrets observés lors de l'expérimentation et un rappel des textes applicables complètent le guide.
A noter : le site de la CNSA propose également de télécharger une synthèse en quatre pages, ainsi qu'un diaporama utile pour une présentation des nouvelles dispositions.

Jean-Noël Escudié / PCA


Le contenu des dossiers de réponse aux appels à projets des établissements et services précisé

publié le 09 septembre 2010
En application de la loi Hôpital, patient, santé et territoires (HPST) du 21 juillet 2009, un décret du 26 juillet 2010 a mis en place les dispositions du nouveau régime d'autorisation des établissements et services sociaux et médicosociaux (voir notre article ci-contre du 29 juillet 2010). Celui-ci introduit une véritable révolution en recourrant à la technique de l'appel à projets, qui remplacera désormais l'initiative des porteurs de projets et la réponse ponctuelle des autorités concernées selon la nature de l'établissement ou du service (préfet, président du conseil général ou directeur général de l'agence régionale de santé).
Un arrêté du 30 août 2010 vient compléter le dispositif en détaillant le "contenu minimal de l'état descriptif des principales caractéristiques du projet déposé dans le cadre de la procédure de l'appel à projets". Cet "état descriptif" que devront remettre tous les porteurs de projet se compose en fait de quatre dossiers distincts. Le premier est le plus social des quatre, puisqu'il porte sur les "démarches et procédures propres à garantir la qualité de la prise en charge". Il comprend notamment un avant-projet du projet d'établissement ou de service, l'énoncé des dispositions envisagées pour garantir les droits des usagers ainsi que, le cas échéant, les solutions envisagées pour garantir le droit à une vie familiale des personnes accueillies ou accompagnées, la méthode d'évaluation prévue ou le résultat des évaluations dans le cas d'une extension ou d'une transformation et enfin, le cas échéant, les modalités de coopération envisagées (conventions, GIE, GIP, groupement de coopération sociale ou médicosociale…).
Le second dossier porte sur les personnels, avec la répartition prévisionnelle des effectifs par type de qualification et - pour certains types d'établissements (notamment les services de protection des majeurs) - les méthodes de recrutement suivies et les règles internes fixées pour le contrôle des personnes ayant reçu délégation des représentants du service pour assurer la mise en oeuvre des mesures de protection des majeurs ou des mesures judiciaires d'aide à la gestion du budget familial.
Le troisième dossier est à fournir selon la nature de la prise en charge, c'est-à-dire essentiellement pour les établissements assurant un hébergement. Il concerne en effet le projet architectural, avec une description précise de l'implantation, de la surface et de la nature des locaux en fonction de leur finalité et du public accueilli ou accompagné. En cas de construction nouvelle, il convient de présenter également des plans prévisionnels. A ce stade du projet - et conformément à la réglementation qui leur est applicable -, ces plans peuvent ne pas être réalisés par un architecte.
Enfin, le dernier dossier concerne les aspects financiers. Le porteur de projet doit notamment fournir le bilan financier et le plan de financement de l'opération. Il doit également produire les comptes annuels consolidés de l'organisme gestionnaire (lorsqu'ils sont obligatoires), le programme d'investissement prévisionnel - avec les précisions nécessaires sur la nature des opérations, leurs coûts, leurs modes de financement -, ainsi qu'un planning de réalisation.
Lorsque le projet porte sur l'extension ou la transformation d'un établissement ou d'un service existant, il convient de produire aussi le bilan comptable de ce dernier. Le dossier financier doit également préciser les incidences du plan de financement sur le budget d'exploitation de l'établissement ou du service, ainsi que, le cas échéant, les incidences sur les dépenses restant à la charge des personnes accueillies ou accompagnées. Enfin, le dossier doit évidemment comporter le budget prévisionnel de l'établissement ou du service pour sa première année pleine de fonctionnement. Un arrêté fournira prochainement les modèles des documents relatifs au bilan financier, au plan de financement et au calcul de l'incidence du plan de financement sur le budget d'exploitation.

Jean-Noël Escudié / PCA

Référence : arrêté du 30 août 2010 relatif au contenu minimal de l'état descriptif des principales caractéristiques du projet déposé dans le cadre de la procédure de l'appel à projets mentionnée à l'article L.313-1-1 du Code de l'action sociale et des familles (Journal officiel du 8 septembre 2010).

Il n'y aura pas de suppression de la limite d'âge pour la PCH

Ce gouvernement s'attaque un peu trop à la loi handicap et nous sommes nombreux à craindre un recul d'une loi qui était déjà insuffisante : qui va se décider à attaquer l'Etat pour le non respect de loi et aussi pour le non respect de la convention internationale des droits des personnes handicapées, que la France a pourtant ratifiée en début d'année

extrait de www.localtis.info

Il n'y aura pas de suppression de la limite d'âge pour la PCH

Publié le 06 septembre 2010
La loi Handicap du 11 février 2005 a posé le principe de la suppression, dans un délai de cinq ans, de toute distinction fondée sur un critère d'âge dans la compensation du handicap. Répondant à une question écrite, le gouvernement vient pourtant d'opposer une fin de non-recevoir à la mise en oeuvre effective de ce principe. Tout dépend, en effet, de ce que l'on entend par convergence des prises en charge...

En créant la prestation de compensation du handicap (PCH), le législateur a voulu se détacher du critère d'âge, très présent en revanche dans l'allocation aux adultes handicapés (AAH). Cette dernière - qui compense l'incapacité de se procurer des revenus par une activité salariée ou indépendante - ne peut en effet être demandée au-delà de 60 ans. Pour ses bénéficiaires, le versement de l'AAH cesse à compter de cet âge, l'intéressé basculant alors dans le régime de retraite pour inaptitude (exception faite de l'AAH différentielle pour les taux d'incapacité inférieurs à 80%, qui peut être versée au-delà de 60 ans pour compléter une retraite inférieure au minimum vieillesse).

Une suppression prévue par la loi
Au contraire, la PCH - qui est une allocation d'entretien - peut être demandée jusqu'à 75 ans, sous réserve que les critères présidant à son attribution étaient remplis avant 60 ans. Les personnes qui travaillent peuvent également déposer une demande de PCH au-delà de 60 ans et celles qui continuent de bénéficier de l'allocation compensatrice pour tierce personne (ACTP) peuvent, à tout moment, demander à bénéficier plutôt de la PCH (l'ACTP leur ayant toutefois été attribuée avant 60 ans). De même, le versement de l'allocation se poursuit au-delà de 60 ans, le bénéficiaire ayant alors la possibilité de choisir entre le maintien de la PCH et le basculement sur l'allocation personnalisée d'autonomie (APA). A défaut de choix, le bénéficiaire est supposé avoir opté pour la PCH.
Mais le législateur est allé plus loin dans la suppression de la limite d'âge. L'article 13 de la loi Handicap du 11 février 2005 - qui figure dans le chapitre consacré à la compensation du handicap - dispose en effet que "dans un délai maximum de cinq ans, les dispositions de la présente loi opérant une distinction entre les personnes handicapées en fonction de critères d'âge en matière de compensation du handicap et de prise en charge des frais d'hébergement en établissements sociaux et médicosociaux seront supprimées".
Dans une question écrite, Alain Fauconnier, sénateur de l'Aveyron, constate que "le 11 février [2010, NDLR] est passé et rien n'a changé : selon que l'intéressé(e) a moins ou plus de 60 ans, à handicap égal, l'allocation de compensation du handicap sera différente, jusqu'à cinq fois moindre pour une personne de plus de 60 ans". C'est en réalité la survenue d'un handicap avant ou après 60 ans qui est susceptible de créer un écart significatif entre les personnes concernées. La PCH est en effet plus favorable que l'APA au regard de la prise en charge du handicap, notamment en ce qui concerne la prise en compte des ressources.

Fin de non-recevoir
La réponse de la secrétaire d'Etat à la Famille et à la Solidarité est sans appel. Elle estime en effet que la formulation de l'article 13 de la loi du 11 février 2005 ne "prévoit [...] pas explicitement l'extension de la prestation de compensation du handicap aux personnes qui en feraient la demande après leurs 60 ans". Si l'argument peut se discuter sur un plan littéral, il ne résiste guère, en revanche, au regard de l'intention du législateur. La réponse ministérielle estime également que la création de la Caisse nationale de solidarité pour l'autonomie, en permettant de "rassembler les financements consacrés à la perte d'autonomie des personnes âgées et des personnes handicapées", a répondu à l'objectif posé par l'article 13, car il s'agit d'"un premier pas vers la convergence de la prise en charge de la perte d'autonomie quel que soit l'âge des personnes concernées".
Pour le gouvernement, "cette convergence ne signifie pas confusion et réponse identique quel que soit l'âge, mais bien une approche qui ne privilégie pas l'âge en tant que tel, et qui considère prioritairement l'expression des besoins de vie concrète des personnes". Compte tenu des différences dans les parcours de vie et dans la nature des risques auxquels les intéressés sont exposés, le gouvernement considère que les convergences nécessaires "se concentrent principalement sur la nécessité d'une prise en charge individualisée et sur la mise au point de méthodes d'évaluation des besoins et d'élaboration des plans d'aide relativement proches".
La convergence s'éloigne
La question de la convergence de la prise en charge de la dépendance et du handicap n'est pas nouvelle. Elle a notamment été posée, dès juillet 2006, dans le rapport remis au ministre des Affaires sociales par le sénateur Paul blanc - rapporteur de la loi Handicap - sur la prise en charge des personnes handicapées vieillissantes, qui recommandait entre autres d'"engager un processus de convergence des dispositifs dépendance et handicap" (voir notre article ci-contre du 12 juillet 2006). Une position reprise en 2007 dans le rapport Gisserot, consacré à la perspective de mise en place de la cinquième branche de la protection sociale (voir notre article ci-contre du 20 mars 2007).
A l'époque, la perspective d'une convergence entre la prise en charge des personnes âgées et des personnes handicapées apparaissait toutefois comme une hypothèse réaliste. Il n'en va plus de même aujourd'hui. Même si le détail du projet qui devrait être présenté avant la fin de l'année n'est pas encore connu (voir notre article ci-contre du 6 août 2010), la situation budgétaire et celle des comptes sociaux ne permettent plus d'envisager une véritable convergence. Le projet devrait donc se centrer sur une amélioration de la prise en charge de la dépendance des personnes âgées, fondée pour une grande part sur un renforcement de la dimension assurantielle. Dans ces conditions, la question de la non-application de l'article 13 de la loi du 11 février 2005 pourrait bien se reposer avec une intensité accrue, voire donner lieu à des recours devant la juridiction administrative.
Paradoxalement, la perspective de convergence paraît s'éloigner au moment où un nombre croissant de départements réfléchissent, voire expérimentent le rapprochement des structures et des procédures relatives aux personnes âgées et aux personnes handicapées, à travers les projets de maisons de l'autonomie.

Jean-Noël Escudié / PCA

Référence : question écrite d'Alain Fauconnier, sénateur de l'Aveyron ; réponse de la secrétaire d'Etat à la Famille et à la Solidarité (Journal officiel du Sénat du 19 août 2010).
 

Contrôle des arrêts de travail : quel délai pour contester la suspension des indemnités journalières ? - Actualités - Service-public.fr

Contrôle des arrêts de travail : quel délai pour contester la suspension des indemnités journalières ? - Actualités - Service-public.fr

De nouvelles dispositions pour le recrutement des AVS et une indemnité pour les enseignants-référents

extrait de www.localtis.info

mon commentaire : Il faudra bien arriver à professionnaliser et pérenniser le métier d'AVS dans l'intérêt des personnels et  des enfants handicapés
à noter que l'Education nationale se désengage petit à petit du dispositif d'AVS alors qu'elle s'était servie de se prétexte pour ne plus contribuer au FIPHFP !!!

De nouvelles dispositions pour le recrutement des AVS et une indemnité pour les enseignants-référents

Publié le 31 août 2010
Il y a un an, une solution trouvée in extremis permettait de pérenniser le dispositif des auxiliaires de vie scolaire, à défaut de donner aux intéressés un véritable statut. Aujourd'hui, deux décrets et un arrêté parus à la veille de la rentrée scolaire apportent des précisions sur le dispositif et donnent une traduction concrète à la fonction d'enseignant-référent pour la scolarisation des élèves handicapés.

Durant l'été 2009, le débat sur l'avenir des auxiliaires de vie scolaire (AVS) battait son plein (voir nos articles ci-contre). Nombre d'entre eux, recrutés dans le prolongement de la loi Handicap du 11 février 2005, arrivaient en effet au bout de leurs possibilités de renouvellement dans le cadre de leur contrat aidé. Pour éviter des ruptures dans l'accompagnement des enfants, un amendement de dernière minute, introduit par le gouvernement dans la loi du 3 août 2009 relative à la mobilité et aux parcours professionnels dans la fonction publique, permettait de prolonger la présence d'un AVS aux côtés d'enfants handicapés nécessitant un accompagnement scolaire. Un décret du 20 août 2009 était ensuite venu mettre en place et préciser le dispositif (voir notre article ci-contre du 26 août 2009).

Deux modalités pour la subvention aux associations recrutant des AVS
La solution retenue alors consistait à transférer le recrutement des AVS concernés de l'Education nationale aux associations spécialisées, sous réserve que celles-ci passent une convention avec le ministère de l'Education nationale. En contrepartie, ce dernier garantit aux associations signataires un financement permettant de rémunérer et de gérer les AVS.
Le décret 2010-937 du 24 août 2010 apporte plusieurs modifications à ce dispositif mis en place dans l'urgence. Celles-ci concernent la détermination du montant de la subvention allouée aux associations employeurs d'AVS. Le décret du 20 août 2009 avait mis en place un système indifférencié, dans lequel le montant de la subvention était calculé "sur la base de la rémunération brute antérieurement perçue par la personne recrutée, cotisations sociales à la charge de l'employeur et taxe sur les salaires comprises, majorée forfaitairement de 10% au titre des coûts de gestion administrative et de formation".
Le décret du 24 août 2010 distingue deux cas de figure et revoit les modalités de calcul. Le premier cas concerne le recrutement par une association gestionnaire de services autorisée par le président du conseil général et mentionnée aux 1°, 6° et 7° du I de l'article L.312-1 du Code de l'action sociale et des familles (autrement dit, des associations intervenant dans la prise en charge des mineurs, des personnes âgées ou des personnes handicapées). Dans cette hypothèse, la subvention est calculée sur la base d'un montant horaire égal à 170% du salaire horaire brut pour un auxiliaire de vie sociale ayant moins d'un an d'ancienneté au sens de l'accord de la branche aide à domicile du 29 mars 2002 relatif aux emplois et rémunérations.
Le second cas de figure concerne les recrutements effectués par un autre type d'association ou de groupement d'associations. Dans cette hypothèse, la subvention est calculée sur la base de la rémunération brute annuelle antérieurement perçue par le salarié recruté pour l'élève concerné, majorée de 54%, dont 44% au titre des charges et 10% au titre des frais de gestion. Comme dans le régime antérieur, le décret du 24 août 2010 prévoit que la subvention peut être révisée en cours d'année afin de tenir compte des évolutions éventuelles de la quotité horaire de l'aide individuelle déterminée par la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées (CDAPH), postérieurement au recrutement des intéressés.


Une indemnité de fonctions pour les enseignants-référents
Pour sa part, le décret 2010-953 concerne un autre volet de la scolarisation des enfants handicapés en milieu ordinaire : l'enseignant-référent. Pour chaque école ou établissement scolaire, un enseignant-référent est en effet chargé de l'aide et de l'information des familles et du suivi de la scolarisation des élèves handicapés. L'enseignant-référent est l'interlocuteur naturel de ces derniers et de leurs familles. Il est également un interlocuteur pour la CDAPH, à laquelle il apporte un éclairage sur les situations individuelles et dont il met en place les décisions d'orientation. Il est notamment chargé de la mise en oeuvre du projet personnalisé de scolarisation (PPS) de l'élève handicapé et veille à l'articulation des actions des différents professionnels qui interviennent auprès de ce dernier. Selon l'évolution de la situation et des besoins de l'enfant, il propose à l'équipe pluridisciplinaire de la CDAPH de poursuivre le PPS ou d'y apporter des aménagements, en fonction des constats effectués par l'équipe de suivi de scolarisation.
Le décret du 24 août reconnaît cette fonction particulière exercée par certains enseignants, en instituant une indemnité de fonctions au bénéfice des enseignants-référents pour la scolarisation des élèves handicapés. Celle-ci entre en vigueur le 1er septembre 2010. Un arrêté, également daté du 24 août, fixe son taux annuel à 929 euros.

Jean-Noël Escudié / PCA

Références : décret 2010-937 du 24 août 2010 modifiant le décret 2009-993 du 20 août 2009 portant application du dernier alinéa de l'article L.351-3 du Code de l'éducation (Journal officiel du Sénat du 25 août 2010) ; décret 2010-953 du 24 août 2010 instituant une indemnité de fonctions aux enseignants-référents pour la scolarisation des élèves handicapés ; arrêté du 24 août 2010 fixant le taux de l'indemnité de fonctions aux enseignants-référents pour la scolarisation des élèves handicapés (Journal officiel du 26 août 2010).
 

Le Centre d'analyse stratégique a des idées pour soutenir les aidants familiaux

 extrait de www.localtis.info

Propositions intéressantes : à suivre

Le Centre d'analyse stratégique a des idées pour soutenir les aidants familiaux

publié le 01 septembre 2010
Le Centre d'analyse stratégique (CAS), qui s'intéresse de longue date à la question du vieillissement et à son impact sur l'économie et la société, vient de publier une note de veille qui tente de répondre à une question partagée par les pouvoirs publics et les acteurs de terrain : comment soutenir efficacement les aidants familiaux des personnes âgées dépendantes ? La question n'est évidemment pas neutre, alors que le débat sur la mise en place d'un cinquième risque de la protection sociale entièrement dédié à la prise en charge de la dépendance pourrait se tenir avant la fin de l'année.
La note du CAS commence par rappeler que la France compte près de trois millions d'aidants familiaux. Il s'agit pour les deux tiers de femmes (filles, belles-filles...), dont la majorité se situe dans la tranche d'âge de 45 à 64 ans (c'est-à-dire souvent actifs et salariés). Or, selon le CAS, "les aidants familiaux se caractérisent d'abord par leur invisibilité sociale".  Si la loi Handicap du 11 février 2005 a donné un statut aux aidants familiaux des personnes handicapées, il n'en va pas de même pour ceux des personnes âgées dépendantes.
Pour sortir de cette situation, le CAS formule sept propositions. Certaines sont déjà dans l'air, d'autres sont plus originales. Ainsi, le CAS propose d'assouplir les conditions d'accès au congé pour solidarité familiale - conçu pour accompagner une personne en fin de vie - en donnant la possibilité de le fractionner, ce qui correspond mieux à la prise en charge de la dépendance. De même, la note suggère de passer outre au principe juridique bien connu de l'obligation alimentaire, pour étudier la possibilité d'une "compensation financière minimale" (et non pas d'une rémunération) pour les aidants ayant une activité salariée, afin de diminuer les restes à charge de la famille et de permettre aux aidants familiaux salariés de préserver leurs droits sociaux (notamment en matière de retraite). Elle ne chiffre toutefois pas le coût d'une telle mesure, qui devrait être conséquent. Le CAS propose aussi d'inciter les entreprises à offrir à leurs salariés des solutions alternatives, comme les assouplissements d'horaires ou le télétravail, ainsi que des programmes de soutien. Dans le même esprit, il propose d'améliorer l'information sur tous les aspects du maintien à domicile, en utilisant des "moyens attractifs" (internet) pour sensibiliser les citoyens, qui ne s'intéressent aujourd'hui à la question qu'au moment où ils y sont personnellement confrontés. Toujours dans ce registre, la note recommande de mieux informer sur l'existence des gérontechnologies. Plus original : elle préconise d'ouvrir la possibilité de financer ce type d'aides technologiques par l'intermédiaire de l'allocation personnalisée d'autonomie (APA) - à l'instar de la prestation de compensation du handicap (PCH) -, voire de mettre sur pied une aide spécifique dédiée.
Les deux dernières propositions sont beaucoup plus classiques, dans la mesure où elles ne font que reprendre des évolutions aujourd'hui à l'oeuvre (voir nos articles ci-contre). Le CAS recommande ainsi d'accroître l'offre d'accueil temporaire, en la rendant plus "lisible", grâce notamment à un système de gestion en temps réel des places disponibles. Il se prononce également en faveur du développement des équipes de personnel mobile intervenant à domicile, disposition déjà prévue et mise en oeuvre dans le cadre des plans 2008-2012 consacrés aux soins palliatifs et à la maladie d'Alzheimer. Selon le CAS, ces équipes mobiles pourraient être mises à la disposition des établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes "qui souhaiteraient décloisonner les dispositifs et structurer l'offre de services".  

Jean-Noël Escudié / PCA

Une proposition de loi pour mieux compenser l'APA, le RSA et la PCH & La proposition de loi de l'ADF va être retravaillée

 2 articles extraits de www.localtis.info

Une proposition de loi pour mieux compenser l'APA, le RSA et la PCH

publié le  30 août 2010
Le bureau de l'Assemblée des départements de France doit examiner une proposition visant une compensation intégrale des allocations individuelles de solidarité versées par les départements. Un texte technique dont la recevabilité financière risque de poser question. Pas moins de 4,3 milliards d'euros sont en jeu.

Un bureau exceptionnel de l'Assemblée des départements de France (ADF) se réunit ce mardi 31 août pour examiner le texte d'une proposition de loi "relative à la compensation des allocations individuelles de solidarité versées par les départements". Ce texte de six articles préparé par un groupe de travail technique de l'ADF vient marquer une nouvelle étape dans le long feuilleton du débat sur les difficultés financières des départements et sur les solutions à y apporter. Un feuilleton dont le dernier épisode substantiel en date avait été la rencontre, le 1er juin à Matignon, entre le Premier ministre et une délégation de l'ADF.
Le constat sous-tendant cette proposition de loi sur la compensation de l'allocation personnalisée d'autonomie (APA), la prestation de compensation du handicap (PCH) et le revenu de solidarité active (RSA) est le suivant : le "financement inapproprié d'une partie du système de solidarité national menace l'équilibre financier des départements", résume l'exposé des motifs. En clef de voûte, aussi, un raisonnement : "S'il est logique que les départements soient responsables, y compris financièrement, des compétences qui leur sont véritablement transférées, ce principe ne peut valoir pour des compétences qui ne leur sont pas transférées dans la détermination de leurs règles d'attribution", et ne peut donc valoir pour l'APA, la PCH et le RSA, dont les montants et les règles d'attribution restent fixés au niveau national. Dans ce cas, poursuit l'ADF, "la responsabilité financière doit être liée à la responsabilité juridique, ce qui implique une compensation intégrale".
Le mécanisme global proposé est à première vue relativement simple : la compensation par l'Etat des charges relatives à chacune des trois allocations doit être réajustée tous les ans après avis de la commission consultative d'évaluation des charges (CCEC) sur la base des dépenses réelles constatées au dernier compte administratif de chaque département, et budgétée en loi de finances. Et "dans l'attente du calcul de la compensation définitive au titre d'une année considérée, l'Etat assure mensuellement, à chaque département, le versement d'une somme calculée sur la base de la compensation déterminée au titre de l'exercice précédent".
4,3 milliards d'euros
Les choses sont toutefois plus complexes pour l'APA, qui donne lieu à trois des six articles du texte. Ceci pour plusieurs raisons, dont la nécessité de se référer au plan d'aide moyen national établi par la Caisse nationale de solidarité pour l'autonomie pour l'APA à domicile et à la valeur nationale du point GIR-dépendance pour l'APA en établissement.
En outre, dans la mesure où les départements, explique-t-on à l'ADF, bénéficient d'une "marge de manoeuvre réduite mais réelle" en matière d'APA, notamment sur les GIR, la proposition de loi prévoit un "ticket modérateur" de 10%. Autrement dit, chaque département percevrait "90% du droit à compensation applicable à sa situation". Philippe Adnot, président sans étiquette de l'Aube, serait à l'origine de cette idée de ticket modérateur.
Rien de tel en revanche pour la PCH, où "il n'y a aucune marge de manoeuvre pour le département". Même chose pour le RSA. Sur ce point, ne risque-t-on pourtant pas d'entendre dire, comme ce fut par exemple le cas lors du transfert du RMI, que le département peut en partie agir sur le nombre d'allocataires s'il met en place des politiques d'insertion efficaces ? L'objection, estime-t-on à l'ADF, ne tiendrait plus aujourd'hui, à l'heure où l'on est "entré dans le dur de la crise sociale" et où l'on doit de surcroît faire face aux sorties d'allocation de solidarité spécifique (ASS) basculant vers le RSA. Aucun ticket modérateur ne serait donc envisageable, en tout cas pour les prochaines années. Un postulat de compensation intégrale qui ne fera peut-être pas l'unanimité parmi les présidents de département. Certains estiment en tout cas que si la situation des départements face au RSA est conjoncturelle, mieux vaudrait alors par exemple prévoir un "fonds de crise" temporaire.
Concernant toujours le RSA, on notera que cette version de la proposition de loi simplifie quelque peu les choses en ne tenant pas compte du fait que pour le RSA majoré (ex-API), une clause de revoyure glissante est déjà prévue par la loi pour ajuster le montant de la compensation octroyée aux départements. Mais une rédaction alternative de l'article concerné est prête.
Et la réforme de l'APA ?
Après l'étape du bureau de l'ADF viendra celle du dépôt au Parlement, a priori "plutôt au Sénat". Ensuite, bien au-delà des problèmes de calendrier parlementaire, il n'est pas exclu que cette proposition de loi se voie opposer l'article 40 de la Constitution et son principe d'irrecevabilité financière de toute proposition dont l'adoption "aurait pour conséquence (…) la création ou l'aggravation d'une charge publique" - principe qui nécessite alors le recours à un "gage". A l'ADF, on considère que le texte, qui renvoie aux lois de finances et s'appuie sur la loi LRL du 13 août 2004, "n'a pas besoin d'être gagé". En sachant toutefois que le volume global des compensations dont il est question se chiffre à pas moins de 4,3 milliards d'euros.
En tout cas, la proposition de loi ne dit rien de ce qui, côté Etat, viendrait financer le schéma proposé. Et n'anticipe pas la réforme annoncée du financement de l'APA, qui pourrait pourtant changer la donne… mais dont on ne sait certes pas grand-chose, tant il est dit que le démarrage de ce chantier doit attendre la fin de celui sur les retraites. Rien de nouveau, du moins, depuis plusieurs mois, au delà des pistes par exemple développées par le rapport Rosso-Debord en juin dernier (voir notre article du 25 juin) : part assurantielle, révision des GIR (des travaux sur ce sujet auraient été engagés du côté du ministère chargé des Affaires sociales), gage patrimonial…
Sur le principe d'une proposition de loi et d'une meilleure compensation, les diverses couleurs politiques de l'ADF semblent d'accord. Ainsi, Bruno Sido, à la tête du groupe de la droite, du centre et des indépendants (DCI) de l'ADF, s'est récemment exprimé en faveur d’un "règlement à l’amiable" qui passerait effectivement par "la rédaction d’une proposition de loi transpartisane visant à assurer le financement des trois allocations".
Pas question en revanche pour le groupe DCI de cautionner l'ouverture d'un contentieux sous la forme d'une question prioritaire de constitutionnalité, tel qu'envisagé depuis plusieurs mois par au moins sept présidents de département, encouragés en ce sens par les travaux du constitutionnaliste Dominique Rousseau (voir notre article du 6 avril). La semaine dernière encore, en Saône-et-Loire, dans le cadre de la Fête de la Rose, le président de l'ADF, Claudy Lebreton, déclarait : "Si, à l'automne, nous n'avons pas de réponse du Gouvernement pour financer cette solidarité d'action sociale, tous ensemble, nous irons devant le Conseil constitutionnel." Et Claudy Lebreton d'évoquer la proposition de loi en ces termes : "C'est une véritable loi de solidarité nationale totalement dans la filiation du pacte social républicain et de ses fondements".

Claire Mallet

La proposition de loi de l'ADF va être retravaillée

publié le 31 août 2010
La proposition de loi "relative à la compensation des allocations individuelles de solidarité versées par les départements" préparée par un groupe de travail de l'Assemblée des départements de France (ADF) ne convainc pas entièrement tous les présidents de conseil général. Il a en tout cas été décidé ce mardi 31 août, au terme d'une réunion du bureau de l'association, que ce texte allait en partie être "retravaillé".
La nécessité d'une meilleure compensation – notamment de l'allocation personnalisée d'autonomie (APA) et de la prestation de compensation du handicap (PCH) – et, mieux encore, de trouver un mode de financement pérenne est reconnue par tous. Surtout à l'heure où les départements n'ont pratiquement plus de capacité à lever l'impôt. Le bureau a donc validé, à l'unanimité de ses membres, le principe du dépôt d'une proposition de loi "posant les principes d’un rééquilibrage du financement des trois allocations individuelles de solidarité", selon un communiqué de l'ADF.
Mais le contenu de cette proposition de loi (dont nous vous présentions le détail dans notre édition d'hier), lui, n'est pas "consensuel", certains la jugeant peu "réaliste". Parmi les points ayant donné lieu à discussion : faut-il réellement miser sur une compensation intégrale de l'APA, de la PCH et du RSA ? Pour l'APA, la proposition de loi prévoit un ticket modérateur de 10%. Or, pour certains, un ticket modérateur de 30% serait acceptable. Et s'agissant des autres allocations, d'aucuns relèvent que les départements disposent malgré tout de petites marges de manoeuvre qui justifieraient, là encore, que la compensation par l'Etat ne soit pas totale.
Une autre grande question est la recevabilité financière de ce texte. Et, s'il s'avère que celui-ci doit bien être "gagé", resterait à se mettre d'accord sur les nouvelles ressources qui permettraient à l'Etat d'honorer ses nouveaux engagements. Part de CSG, deuxième journée de solidarité… on connaît la disparité des pistes privilégiées par les uns et les autres. Un débat qui arrive un peu à contretemps ou qui, du moins, peut difficilement être mené à son terme, alors que l'on attend le lancement par le Gouvernement de la réforme de la dépendance.
Le président de l'ADF, Claudy Lebreton, compte néanmoins conduire une délégation qui se rapprochera des deux assemblées parlementaires pour "les convaincre de la nécessité de soutenir la proposition de loi" et de participer à sa "finalisation".

C.M.

L'Igas propose de transférer aux départements la compétence sur les GIR 5 et 6 de l'APA

extrait de www.localtis.info

mon commentaire : En théorie, bonne idée mais il va falloir régler le problème de la compensation de charges transférés par l'Etat sur les collectivités !

L'Igas propose de transférer aux départements la compétence sur les GIR 5 et 6 de l'APA

publié le 10 septembre 2010
L'Inspection générale des affaires sociales (Igas) publie un rapport qui ne manquera pas d'intéresser les conseils généraux, à un moment où les relations entre les départements et l'Etat sont quelques peu tendues sur le financement de l'allocation personnalisée d'autonomie (APA) et sur d'autres allocations de solidarité. Le document est une synthèse des enseignements à tirer des contrôles menés en 2009 et 2010 sur la gestion de l'APA dans six départements : Côte d'Or, Corse-du-Sud, Hérault, Pas-de-Calais, Seine-Maritime et Yvelines. Le rapport tire également parti des informations issues d'une mission similaire menée l'an dernier sur quatre autres départements : Ain, Bouches-du-Rhône, Haute-Corse et Eure-et-Loir. Les conclusions posées à l'époque (voir notre article ci-contre du 12 octobre 2009) se trouvent d'ailleurs largement confirmées par les six contrôles supplémentaires.
Si le ton du rapport est modéré, l'Igas constate que "les conseils généraux se sont bien investis dans la gestion de l'APA" mais que "des points faibles subsistent". Elle relève notamment la nécessité de renforcer la maîtrise des dépenses et des évaluations. L'Igas présume même "une dérive dans l'ouverture des droits dans au moins deux des quatre départements caractérisés par la proportion élevée du nombre de leurs bénéficiaires". Même dans les autres département, le rapport affirme que des économies restent possibles grâce à un meilleur cadrage des évaluation et des contenus du plan d'aide, ainsi qu'à un renforcement "de la rigueur des contrôles".
Les procédures de traitement et de prise de décision sur l'APA mériteraient également une "mise au point", afin de permettre une attribution plus rapide. Contrairement à la direction générale de la cohésion sociale, prête à des aménagements sur le sujet, l'Igas estime que le passage du délai légal de deux à trois mois "ne paraît pas acceptable". Pour mettre un terme aux difficultés soulevées par le financement d'aidants familiaux par l'APA au titre de l'aide à domicile, elle est en revanche favorable à l'idée de subordonner ce type d'emploi à l'accord express du président du conseil général, après évaluation médicosociale. Sur la question de la participation des usagers au financement du plan d'aide, l'Igas s'inquiète de la question de l'opposabilité ou non des tarifs de l'aide à domicile. Elle estime nécessaire de "consolider" la possibilité - qui manque aujourd'hui de bases légales - de tarifs plafonds opposables aux services d'aide à domicile.
Sur les relations, parfois tendues, entre les caisses de retraite et les départements à propos de la prise en charge des personnes âgées, l'Igas se prononce pour une complète remise à plat. Elle se déclare notamment favorable à "un scénario ambitieux transférant, en matière d'aide à domicile, la compétence pour les GIR 5 et 6 [les personnes les moins dépendantes, NDLR] aux départements". Cette proposition figurait déjà dans le rapport Gisserot en 2005 et dans celui de la Mission d'évaluation et de contrôle des lois de financement de la sécurité sociale (Mecss) de l'Assemblée nationale sur "l'action sociale du régime général de sécurité sociale et l'action sociale des collectivités territoriales" (voir notre article ci-contre du 22 février 2007), mais sa reprise par l'Igas à l'approche du débat sur le cinquième risque lui donne un relief particulier. L'Inspection générale voit dans une telle mesure un intérêt en termes de continuité de la prise en charge et d'économies de gestion (en mettant fin aux doubles instructions et évaluations de dossiers). L'enjeu financier n'est pas négligeable - sans être pour autant considérable -, puisque la Caisse nationale d'assurance vieillesse a prévu en 2010 une enveloppe de 332 millions d'euros pour l'évaluation des besoins et l'aide à domicile. A défaut de ce scénario audacieux, l'Igas préconise de renforcer la coordination entre caisses de retraite et départements, en confiant du même coup au régime général une compétence d'action sociale pour attribuer des aides à domicile en lieu et place des régimes qui n'attribuent que peu ou pas d'aides de ce type à leurs assurés (cas du régime des fonctionnaires notamment) et des petits régimes de retraite.

Jean-Noël Escudié / PCA

09/09/2010

Face aux malades chroniques, "on ne peut trier par organes" | Rue89

Face aux malades chroniques, "on ne peut trier par organes" | Rue89
bonne explication de l'aberration de ordonnance bi-zones

«Un médicament, ce n'est pas le nuage de Tchernobyl» - Libération

«Un médicament, ce n'est pas le nuage de Tchernobyl» - Libération
soutien au Dr Pourpardin, attaqué pour ne pas avoir respecté les ordonnances Bizone avec d'un côté les médicaments en ALD et de l'autre ceux qui ne sont pas liés à l'ALD: comme si tout n'était pas lié en médecine et comme si le médicament pris pour contrer les effets délétères d'une autre traitement n'était pas important aussi !

08/09/2010

Observatoire des inégalités

Observatoire des inégalités
excellent article sur les inégalités de santé, qui sont une spirale infernale

Vivre FM » Eric Woerth rencontre les associations de personnes handicapées

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Rencontre ce lundi 6/9 : à suivre

Ni Pauvre Ni Soumis bien visible sur le Pont des Catalans à Toulouse pour s'opposer à la réforme des retraites et de la pénibilité

Cette année, Vivre FM participe à la semaine de la presse à l'école

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URGENT : Handicap : Sarkozy reçoit les associations
Le Président de la République recevra les porte-paroles des associations du handicap lundi 13 septembre.
Va-t-il enfin entendre notre colère ? j'ai malheureusement quelques doutes et il va surement falloir mener des actions plus dures ....

La maison de l'autonomie - le portail internet de la gérontologie et du handicap - bdsp 2010

La maison de l'autonomie - le portail internet de la gérontologie et du handicap - bdsp 2010
le nouveau site de la BDSP Banque de Données en Santé Publique, portail documentaire pointu

AFP: Retraites: la majorité adopte de premiers amendements sur la pénibilité

AFP: Retraites: la majorité adopte de premiers amendements sur la pénibilité
un début, mais largement insiffisant

Trois millions d’illettrés en France

Trois millions d’illettrés en France
l'illettrisme, un sacré handicap

Téléchargez le guide sur la Surdité du département de l’Isère (38) | HANDIMOBILITY

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06/09/2010

Courrier de Chroniques associés aux députés :Réforme des retraites : Mesdames, Messieurs les députés, n’oubliez pas les personnes malades

Courrier du collectif Chroniques associés aux députés

Paris, 30/08/2010,

Réforme des retraites : Mesdames, Messieurs les députés, n’oubliez pas les personnes malades

Objet : projet de loi sur la réforme des retraites- propositions du collectif Chroniques associés

Madame la députée, Monsieur le député,
Dès septembre, les travaux parlementaires concernant le projet de loi portant réforme des retraites débuteront. Nous, associations de personnes touchées par une maladie chronique rassemblées au sein du collectif Chroniques associés, souhaitons attirer votre attention sur l’injustice induite si les principales variables d’ajustement sont l’allongement du temps de cotisation et le report de l’âge de départ à la retraite. Nous sommes en faveur d’un système de retraites fondé sur la solidarité, et en particulier la solidarité avec les personnes dont le droit à une vie socioprofessionnelle «légitime » est compromis en raison de leur état de santé.

Les personnes malades chroniques connaissent des difficultés de précarisation professionnelle et sociale
Les difficultés des personnes touchées par une maladie chronique se manifestent par une plus grande fragilisation sur le marché du travail directement liée à leur affection. En effet, l’impossibilité pour ces personnes de prévoir l’évolution de leur maladie, et de pouvoir aménager autant que possible les soins, les aléas de leur affection, l’apparition d’un handicap, etc. avec leurs conditions de travail est une réalité du quotidien. Cette fragilité a évidemment des conséquences sur le niveau des revenus, alors même que ces personnes ont à faire face à des dépenses supplémentaires par rapport à une personne en bonne santé. Ces incidences négatives sur le niveau des ressources ont alors un impact sur leurs droits à la retraite.

L’emploi
La pierre angulaire du projet de réforme des retraites devrait être une politique ambitieuse de l’emploi, le chômage étant désormais structurel dans l’économie française. Dans ces conditions, il est plus difficile pour les salariés de défendre leurs acquis sociaux alors même que le seul fait d’avoir un emploi devient un privilège. De plus, le chômage touche en priorité les personnes les plus fragiles sur le marché du travail : les personnes ayant un faible niveau d’études, les jeunes qui ne peuvent se prévaloir de plusieurs années d’expériences professionnelle, les seniors qui coûtent cher à l’entreprise et les personnes en situation de « handicap ». Les personnes que nous représentons au sein de Chroniques Associés cumulent malheureusement la plupart de ces situations. Certaines sont atteintes par une maladie chronique très jeunes, ce qui a des incidences sur leurs parcours de formation, et toutes sont touchées par une maladie dont elles ne peuvent prévoir ni l’évolution, ni le « handicap » occasionné. Elles sont susceptibles de connaître des interruptions ponctuelles de la vie professionnelle, lesquelles sont imprévisibles. Il est édifiant de constater que le chômage touchait en 2007 19%1 des personnes ayant la reconnaissance administrative du handicap (RQTH : reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé), alors qu’à la même époque 8% de la population française globale était au chômage.
Les personnes malades chroniques connaissent des interruptions de la vie professionnelle dues à la maladie et ont une espérance de vie moindre en comparaison avec la moyenne nationale.

Les personnes touchées par une maladie chronique sont susceptibles d’avoir connu des périodes d’arrêts de travail et d’invalidité forcées, durant lesquelles le niveau de cotisation est moins important que si la personne était encore en poste. En effet, les indemnités journalières et les pensions d’invalidité qui se substituent au salaire, ne sont pas prises en compte dans le salaire servant de base au calcul du montant de la pension de retraite.
En outre, les personnes touchées par une maladie chronique ont une espérance de vie moins importante que la moyenne de la population française, et leur espérance de vieillir en bonne santé à l’âge de la retraite est moindre.
Ainsi, le postulat selon lequel les Français vivent plus longtemps, et en meilleure santé, postulat qui a justifié les deux principaux paramètres sur lesquels s’est fondée la réforme des retraites (le report de l’âge minimal de départ à 62 ans et le report de l’âge de la retraite pour bénéficier de droits à taux plein à 67 ans), ne se justifie pas pour les personnes touchées par une maladie chronique.

Nos propositions
C’est pourquoi les Chroniques associés demandent le rétablissement d’une égalité de fait pour le calcul de la pension de retraite des personnes vivant avec une maladie chronique avec en particulier :
- La prise en compte pour le calcul des droits à la retraite des périodes non travaillées du fait de la maladie ;
- La conservation a minima du niveau de ressources que les personnes percevaient avant leur passage à la retraite ;
- La prise en compte, dans le calcul des droits à la retraite, de la fatigue et de l’usure précoce des personnes touchées par une maladie chronique inhérentes à la maladie, et/ou à la lourdeur des traitements ;
- Que le projet de loi portant réforme des retraites soit mené parallèlement à une véritable politique de l’emploi, favorable aux personnes les plus fragilisées dans le monde du travail, comme le sont les personnes touchées par une maladie chronique.
Nous espérons que vous serez à l’écoute de nos motivations, que vous partagerez notre analyse et que vous interviendrez dans ce débat afin de ne pas abandonner le principe de solidarité sur lequel le système social français est fondé.
Nous sommes bien entendu à votre disposition pour échanger avec vous autour des difficultés rencontrées par les personnes touchées par une maladie chronique.
Veuillez croire, Madame, Monsieur, en l’expression de nos sentiments les meilleurs.

1 DARES ; « Tableau de bord sur l’emploi et le chômage des personnes handicapées », Chapitre III portant sur le chômage des personnes handicapées ; Editions 2009.

Le collectif Chroniques associés :
Bruno Spire Président de AIDES, Gérard Raymond Président de l’AFD,Norbert Ferré Président de l’AFH, Michel Bliaut Président de l’AFSEP, Régis Volle Président de la FNAIR, Marie-Aude Sevaux Présidente de JSC, Sophie Le PALLEC Présidente d’Amalyste, Tiago DOUWENS PRATS Président de Keratos
Contact : Claire Lalot - Coordinatrice des Chroniques associés - Tél : 01 41 83 46 63 - clalot@aides.org

La Gazette Santé Social - Actualité - Textes officiels décryptés - Tarifs plafonds dans les Esat

La Gazette Santé Social - Actualité - Textes officiels décryptés - Tarifs plafonds dans les Esat
Selon certains responsables d'ESAT qui m'ont contacté, le système des tarifs plafonds va conduire à "rentabiliser" les ESAT en écartant les personnes les moins productives alors que c'est le public qui doit avoir accès aux ESAT ??? à suivre

Handicap, tutelle, loi sur le handicap - Actualités - Forum - Tessolidaire

Handicap, tutelle, loi sur le handicap - Actualités - Forum - Tessolidaire
Pénibilité : encore un effort, svp ! (06/09/2010) Edito de JL Fontaine

AFP: Pénibilité du travail: le seuil de 20% d'incapacité n'a "aucune pertinence", selon un médecin

AFP: Pénibilité du travail: le seuil de 20% d'incapacité n'a "aucune pertinence", selon un médecin

Pénibilité : une succession d'injustices - POLITIQUE SOCIALE RETRAITE

Pénibilité : une succession d'injustices - POLITIQUE SOCIALE RETRAITE
tout à fait d'accord avec l'analyse de la FNATH et de l'ANDEVA

CP_Mesures_Accessibilite.pdf (Objet application/pdf)

CP_Mesures_Accessibilite.pdf (Objet application/pdf)
CTNERHI : Prolongation du programme exceptionnel en faveur de l’accessibilité à l’environnement professionnel

Nouvelle procédure d'appels à projets: la DGCS et la CNSA apportent des précisions - et recours gracieux assoc contre décrets

Nouvelle procédure d'appels à projets: la DGCS et la CNSA apportent des précisions
PARIS, 3 septembre 2010 (APM) - La direction générale de la cohésion sociale (DGCS) et la Caisse nationale de la solidarité pour l'autonomie (CNSA) ont apporté vendredi lors d'une conférence de presse des précisions sur la nouvelle procédure d'autorisation des établissements médico-sociaux par appel à projets et notamment sur les dispositifs d'accompagnement de la réforme.

Elles ont présenté un guide méthodologique d'une cinquantaine de pages, qui sera mis en ligne sur les sites du ministère du travail et de la CNSA, pour compléter le kit de communication existant.

Le directeur de la CNSA, Laurent Vachey, a rappelé qu'une formation avait été également mise en place notamment par l'Ecole des hautes études en santé publique (EHESP), en partenariat avec le Centre national de la fonction publique territoriale (CNFPT).

Deux sessions ont eu lieu à Paris et une à Bordeaux, à Rennes et à Lyon. Une autre session est prévue à Marseille en octobre. Au total, 600 personnes ont été formées. Parmi elles, 50% venaient des agences régionales de santé (ARS), 30% des collectivités locales, notamment des conseils généraux, et 20% des services de l'Etat.

Le directeur général de la cohésion sociale (DGCS), Fabrice Heyriès, a rappelé l'intérêt de cette nouvelle procédure qui permettra notamment de "mieux relier la définition des besoins et le financement des projets" et d'améliorer les délais d'autorisation. Il a précisé que cette nouvelle procédure concernerait 35.000 établissements.

Interrogé par APM pour savoir quand seraient lancés les premiers appels à projets, Laurent Vachey a indiqué que la moitié des ARS, "au travers de l'actualisation des programmes interdépartementaux d'accompagnement des handicaps et de la perte d'autonomie (Priac)", ont signalé leur "intention de commencer à lancer un appel à projets dès 2010".

Les régions qui devraient être parmi les premières à lancer ces appels à projets devraient être notamment Rhône-Alpes, les Pays-de-la-Loire, l'Ile-de-France et le Limousin, ont indiqué à l'APM des membres de la CNSA en marge de la conférence de presse.

Interrogée par APM sur les autres textes réglementaires attendus et sur le calendrier de publication, Marjolaine Minot, adjointe au chef du bureau des affaires juridiques de la DGCS, a précisé qu'un seul arrêté était attendu. Il s'agit de l'arrêté fixant le contenu minimal du dossier de réponse aux appels à projets (cf dépêche APM CANHN002).

Cet arrêté est "en cours de signature" et sa publication devrait intervenir dans les 15 jours, a-t-elle indiqué. Elle a ajouté qu'une circulaire d'application devrait être publiée au mois de septembre.

DEUX NOUVEAUX RECOURS GRACIEUX CONTRE LE DECRET

Les responsables de la DGCS et de la CNSA ont également été interrogés sur les recours gracieux déposés par plusieurs associations contre des éléments du décret sur les appels à projets.

La Fédération des établissements hospitaliers et d'aide à la personne privés non lucratifs (Fehap) et l'Association des paralysés de France (APF) ont formulé le 19 août un recours gracieux notamment pour dénoncer les seuils "très limitatifs" en deçà desquels les projets d'extension de lits et places étaient exonérés de la procédure d'appel à projets, rappelle-t-on (cf dépêche APM CANHK001).

Fabrice Heyriès a indiqué que ces recours gracieux n'étaient "pas bloquants juridiquement". Il a souligné que les seuils retenus "étaient les mêmes que ceux qui existaient précédemment dans [l'ancienne] procédure". "Nous n'avons pas modifié l'équilibre", a-t-il expliqué. La question du relèvement de ces seuils a été posée "souvent par ceux qui s'opposaient sur le fond à la procédure d'appel à projets", a-t-il commenté.

En relevant trop les seuils, le "risque" est que l'essentiel des projets ne soit pas soumis à cette procédure, a-t-il fait remarquer. "L'idée est de créer une procédure pour qu'elle soit utile", a ajouté Fabrice Heyriès. Les pouvoirs publics "souhaitent que cette procédure soit la procédure de droit commun [et] soit largement utilisée", a-t-il renchéri.

Deux autres organisations ont déposé des recours gracieux. Il s'agit de la Fédération nationale des associations gestionnaires au service des personnes handicapées (Fegapei), qui a écrit au Premier ministre le 24 août, et de l'Assemblée des départements de France (ADF), qui a déposé un recours jeudi.

Selon ces deux courriers distincts, dont APM a eu copie, les deux organisations déplorent également le niveau des seuils retenu. L'ADF souligne notamment que ces seuils sont "en fait repris d'un décret de 1978 alors qu'ils sont totalement décalés par rapport aux réalités actuelles".

L'ADF s'inquiète également dans ce courrier de l'absence de publication de plusieurs textes importants, citant notamment le décret sur la médicalisation et le financement des établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) ou celui sur l'accueil temporaire dans les établissements pour personnes âgées.

Dans un communiqué publié mercredi, la Fédération nationale des associations de directeurs d'établissements et services pour personnes âgées (Fnadepa) déplorait aussi qu'aucun des "textes législatifs et règlementaires attendus depuis des mois, promis pour l'été" n'ait été "publi[é]".

Interrogé en marge de la conférence de presse sur la publication du décret réformant la tarification des Ehpad, Fabrice Heyriès a précisé à l'APM que ce texte était toujours examiné par le Conseil d'Etat qui vérifie ses éléments juridiques. Sa publication devrait intervenir d'ici fin septembre.

mh/ab/APM polsan
redaction@apmnews.com

MHNI3002 03/09/2010 16:42 ACTU
©1989-2010 APM International

05/09/2010

Alerte sur les services hospitaliers de nuit

Alerte sur les services hospitaliers de nuit
je fais partie de ceux qui s'inquiète de la politique que vont mener les ARS...

Enquête sur l'accès aux soins.

Enquête sur l'accès aux soins.
Merci de venir remplir le questionnaire d'Ensemble pour un santé solidaire pour évaluer l'accès aux soins

Chronique d’un malade ordinaire #1

Chronique d’un malade ordinaire #1
Par Bruno Pascal Chevalier : Cette chronique d’un « malade ordinaire » est pour moi l’occasion de donner un visage à tous ceux qui aujourd’hui sont en difficulté pour des raisons sociales, santé, logement, emploi… Ma volonté est d’animer une chronique interactive, de débats, où chacun pourra donner son point de vue, proposer des solutions, partager son savoir dans un domaine sur lequel il possède une information.

Com_Presse_Semaine_DV_CFPSAA.pdf (Objet application/pdf)

Com_Presse_Semaine_DV_CFPSAA.pdf (Objet application/pdf)
LA CONFEDERATION FRANÇAISE POUR LA PROMOTION SOCIALE DES AVEUGLES ET AMBLYOPES (CFPSAA) LANCE LA SEMAINE D’INFORMATION
SUR LA DEFICIENCE VISUELLE QUI A POUR SLOGAN : « AVEC LES AVEUGLES ET MALVOYANTS : AGISSONS AUTREMENT ! »
En 2010, la Confédération élargit l’organisation des traditionnelles Journées Nationales des Associations d’Aveugles et Amblyopes à une semaine, du 26 septembre au 3 octobre 2010 et souhaite durant ces sept jours, informer le grand Public sur la situation des personnes déficientes visuelles aujourd’hui

Réseau Lucioles

Réseau Lucioles
Réseau Lucioles sur le handicap mental sévère

LexUriServ.do (Objet application/pdf)

LexUriServ.do (Objet application/pdf)
Résolution du Parlement européen n° 2010-C 184 E-23 du 24 avril 2009 sur la conclusion, par la Communauté européenne, de la convention des Nations unies relative aux droits des personnes handicapées et son protocole facultatif
Le Parlement européen approuve la conclusion par l'Union européenne de la convention et de son protocole facultatif ; invite la Commission et le Conseil, en tant que représentants légaux de l'Union européenne, à procéder au dépôt de l'instrument de ratification auprès des Nations unies avant le 3 décembre 2009 ; prie instamment tous les États membres de procéder, dans les plus brefs délais, à la ratification de la convention dans son intégralité, à l'appliquer et à mettre en place les infrastructures concrètes nécessaires ; invite les États membres qui entendent signer ou ratifier le protocole facultatif à offrir aux personnes handicapées dont les droits ont été violés toutes les possibilités de dénoncer ces violations et à veiller à les protéger contre toute forme de discrimination ; prie instamment la Commission de clarifier l'étendue potentielle des compétences de la Communauté eu égard à la convention ; insiste sur l'importance de mettre en exergue, dans ces déclarations, la compétence de la Communauté en matière de promotion des droits et de l'inclusion des personnes handicapées dans le cadre de la coopération au développement et de l'aide humanitaire.

France Alzheimer - L'association vous informe - Actualités

France Alzheimer - L'association vous informe - Actualités
France Alzheimer demande le retrait de la proposition de loi visant à introduire le recours sur succession de l'Allocation Personnalisée d'Autonomie : moi aussi !

Cp_ALPC_Aout_2010.pdf (Objet application/pdf)

Cp_ALPC_Aout_2010.pdf (Objet application/pdf)
ALPC : Le plan gouvernemental « handicap auditif » contredit par le ministère de l'Éducation nationale.
Il faut que les familles d'enfants sourds puissent accéder à une éducation en LSF (langue des signes françaises) mais que ceux qui choisissent la LPC (langue parler compléter) puissent aussi accéder à une éducation utilisant la LPC. C'est cela le choix de vie...

2010_08_30DPUnapeiRentreeScolaire.pdf (Objet application/pdf)

2010_08_30DPUnapeiRentreeScolaire.pdf (Objet application/pdf)
CP UNAPEI : Scolarisation des enfants handicapés : Plaidoyer pour une politique de l’éducation de qualité pour tous les enfants handicapés

Situation injuste des élus adultes handicapés qui tiennent leurs ressources de la solidarité nationale - Sénat

Situation injuste des élus adultes handicapés qui tiennent leurs ressources de la solidarité nationale - Sénat
Question écrite au Sénat : "Situation injuste des élus adultes handicapés qui tiennent leurs ressources de la solidarité nationale"
A mon avis, question mal posée : il me semble normal qu'un élu handicapé ne touche pas complétement, vire pas du tout son AAH ; par contre le problème se pose à l'arrêt de la fonction d'élu car pour avoir droit à l'AAH on se base sur les ressources des années N-2 et le risque alors est que la personne ne touchant plus d'indemnités d'élus ne retrouve pas avant 2 années le bénéfice de l'AAH
en résumé, un élu qui n'a pas compris le problème et pose donc mal sa question....

lc_2010_129.pdf (Objet application/pdf)

lc_2010_129.pdf (Objet application/pdf)
Lettre circulaire CNAF : Points divers sur l'allocation aux adultes handicapés (Aah) et sur les formulaires de demande de prestations pour personnes handicapées
Résumé : Précisions relatives à certaines règles de gestion de l'Aah : 1 - Réduction pour placement en établissement médico-social 2 - Précisions sur l'article R. 821-4 CSS - Ressources à exclure et à prendre en compte 3 - Point sur les formulaires et circuits de demandes 4 - Interruption des droits au complément de ressources et à la Mva pour perception d'intérêts de produits de placement 5 - Complément de ressources et Mva - Notion de logement indépendant 6 - Calendrier et mise en oeuvre de la réforme de la gestion trimestrielle de l'Aah

04/09/2010

Journées Mondiale des Sourds à Toulouse du 20 au 25 septembre 2010

l'affiche ci dessus et par le lien, retrouvez le programme des journées

Lettre d'information du réseau Handicap - Economie solidaire et sociale - Tessolidaire

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PERSONNES HANDICAPÉES : COMMENT RÉPONDRE À LEURS BESOINS EN TEMPS DE CRISE ?. (01/09/2010)

Communiqué de l'ONU

"Mercredi s'ouvre au siège de l'ONU, à New York, la troisième Conférence des Etats-parties à la Convention relatives aux droits des personnes handicapées entré en vigueur en mai 2008, qui se focalisera sur les besoins des personnes handicapées dans les situations de catastrophes et d';urgences humanitaires.......

Yanous ! Droits et handicap : Accidents du travail, une révolution.

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Accidents du travail : une révolution. Le Conseil Constitutionnel considère que les victimes d'un accident du travail en cas de faute inexcusable de l'employeur doivent bénéficier d'une réparation intégrale de leurs préjudices.

Lettre d'information du réseau Handicap - Economie solidaire et sociale - Tessolidaire

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Baisse des accidents de travail et augmentation des maladies professionnelles en 2009. (01/09/2010)

Handicap, tutelle, loi sur le handicap - Actualités - Forum - Tessolidaire

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Rentrée scolaire : l'Etat manque à ses devoirs (01/09/2010) : édito de JL Fontaine sur la non application de la convention internationale des droits des personnes handicapées en matière d'éduction notament

Yanous ! Editorial. Elle avait huit ans.

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Profondément choquée par l'infanticide d'une fillette, Gisèle Caumont exprime son sentiment sur les véritables responsabilités sociales d'un drame prévisible et qui risque de se reproduire. : Tout à fait d'accord

SOUTIEN AU DOCTEUR DIDIER POUPARDIN

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je soutiens ce médecin qui permet à ses patients de ne pas renoncer aux soins

03/09/2010

Le financement de l'Assurance maladie ne sortira pas d'une niche ! - Droits des malades, assurance maladie, accès aux soins, aide solidarité...

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communiqué du CISS

Centre d'Information sur la Surdité d'Aquitaine - Jean-Louis Brugeille, inspecteur d'académie-inspecteur pédagogique régional

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Jean Louis Brugeille, membre d'AST (association des Sourds de Tolosa), assoc membre du CIAH31 (collectif inter associatif du handicap 31 dont fait partie mon assoc), est le 1er inspecteur d'académie sourd ! félicitations !

Le CDH demande la mise en place d’un « revenu spécifique d’existence »

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soutien du CDH de Jean Louis Fontaine à Ni Pauvre Ni Soumis

HANDIK COLLECTIF - Conférence presse : accompagnement AVS on Vimeo

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02/09/2010

La maison de l'autonomie - le portail internet de la gérontologie et du handicap - Soutien aux aidants familiaux

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Le Centre d'analyse stratégique a des idées pour soutenir les aidants familiaux

La maison de l'autonomie - le portail internet de la gérontologie et du handicap - fnadepa

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Communiqué de presse de la FNADEPA :Ras le bol !

Ras le bol dans les EHPAD

Intégrer toujours plus d'enfants handicapés à l'école | Portail du Gouvernement

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Le gouvernement ne manque pas d'air en parlant d'intégrer davantage d"enfants handicapés à l'Ecole alors que rien n'a été fait pour professionnaliser et recruter un nombre suffisants d'AVS ! et que nombre de famille vont encore se retrouver mal aidée à la rentrée!!!

La CMU charité ne résout pas l’injustice faite aux plus pauvres « UFAL – UNION DES FAMILLES LAÏQUES

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analyse que je partage

Action sociale : la dérive des continents - Lettre du cadre

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"À ma gauche, des départements de plus en plus confinés dans un rôle de guichet d'action sociale, et qui doivent adopter des logiques de traitement industrielles des dossiers de prestation. À ma droite, des CCAS et CIAS libérés des cadres réglementaires, qui peuvent innover et expérimenter. Des logiques de plus en plus divergentes là où une action concertée est de plus en plus nécessaire."

saisirtribunal.pdf (Objet application/pdf)

saisirtribunal.pdf (Objet application/pdf)
Info très importante du collectif Handik : COMMENT SAISIR LE TRIBUNAL ADMINISTRATIF SUITE A UNE NOTIFICATION DE DECISION D’AUXILIAIRE DE VIE SCOLAIRE NON EXECUTEE PAR LE RECTORAT

L'offensive juridique des parents - SudOuest.fr

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bravo à Handik : droit à la scolarisation des enfants handicapés !

01/09/2010

Lettre d'information du réseau Santé - démocratie sanitaire - Tessolidaire

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"Courage à vendre. " édito sur le manque de courage politique et les salles de consommation à moindre risque ; on regrette que Fillion ne soit pas Barzach....

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