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13/01/2011

Remarques sur la notion de dépendance par des amis d'amis

Je partage :

Pourquoi "perte d'autonomie" est-il meilleur que "dépendant" ? dans l'acception courante,  perdre son autonomie, c'est ne plus pouvoir décider de ses propres affaires ; être "dépendant" c'est être dans une relation "contraignante" etc. (voir Memmi) pour la loi, c'est avoir besoin d'aide au quotidien ; le défaut de cette définition c'est que le législateur la réserve aux "vieux". Pourquoi pas tout simplement "handicap" qui dans la définition légale n'est pas stigmatisant (être limité dans ses activités et sa participation sociale par des altérations de  certaines fonctions)
Solidarité pour  ceux qui ont besoin d'"aides et de soins" ou bien d'"aides ou de soins" , qui sont en "situation de handicap", sans limites d'âge ou de statut, moyennant contribution de tous à raison de leurs moyens. Un accord général sur ces principes de base n'empêchera pas d'importantes divergences d'appréciation et de mise en oeuvre mais permettra- au moins - de maintenir une "morale publique" (n'ayons pas peur des mots) 
Merci Maurice, de nous secouer :
"Sommes vieux, il est vrai mais aux âmes bien nées
La valeur ne craint pas le nombre des années (presque Corneille)
Amitiés
Geneviève Laroque

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 Suite à l'article : La dépendance au bonheur des assureurs (de Patrick Pelloux)

 

il faut hurler dans les oreilles du législateur,que les premiers dépendants sont les parlementaires
oui,dépendants, de leur parti,de leur majorité gouvernementale,de leur surdité,de leur cécité,de leurs ambitions plus où moins cachés,de leurs amis,de leurs familles,de leurs descendances,de leur instruction,
alors que j'ai passé 60 ANS,je serais DEPENDANT ,non je peux être seulement en perte d'autonomie,et quelque soit mon âge
arrêter cette ségrégation uniquement française,messieurs les parlementaires,ayez le courage de reconnaitre ce que vous êtes,avant de me traiter de dépendant en vous demandant de résister à cette mode qui refuse à ceux et à celles atteint d'handicap,de maladies génératives,d'être pris en charge dans le cadre de la SOLIDARITE NATIONALE
AU NOM DE QUELS DROITS VOUS PRATIQUER LA SEGREGATION
AVEZ  VOUS OUBLIE CE QUE L'EUROPE A CONNU A PARTIR DE PREMIERES SEGREGATIONS
Maurice Bonnet




28/11/2010

Le Premier ministre annonce une concertation nationale sur la protection sociale, notamment pour traiter la dépendance

dans annuaire-secu
 
Le Premier ministre annonce une concertation nationale sur la protection sociale, notamment pour traiter la dépendance
26/11/10 - Dix jours après avoir été reconduit à la tête du gouvernement, le Premier ministre a prononcé le 24 novembre sa déclaration de politique générale à la tribune de l'Assemblée nationale. Environ trois quarts d'heure de discours, au cours desquels il a présenté les objectifs du nouveau gouvernement jusqu'à l'élection présidentielle de 2012 en reprenant à son compte les pistes évoquées par Nicolas Sarkozy lors de son intervention télévisée, la semaine dernière : priorité à l'emploi et à la poursuite des réformes, vaste consultation sur la dépendance, réduction du nombre de fonctionnaires et d'agents de l'administration.... François Fillon a consacré un court volet de son discours à la Sécurité sociale. "Nous lancerons une concertation nationale sur la protection sociale qui associera tous les acteurs : partenaires sociaux, professionnels de santé, mutuelles, assurances, collectivités territoriales, au premier rang d'entre elles les conseils généraux", a-t-il déclaré. Contrairement à ce que le chef de l'Etat avait indiqué la semaine passée, cette concertation qui aura pour "but immédiat de traiter de la question de la dépendance" portera sur un champ plus large en intégrant la santé. Elle "devra examiner les voies et les moyens de réguler les dépenses de santé, de fixer la part des régimes obligatoires et complémentaires, et de diversifier les modes de financement". François Fillon a affiché sa détermination à maîtriser les comptes de la branche maladie. "Nous ne devons pas laisser dériver les comptes de l'assurance maladie par démagogie. Notre responsabilité collective ne peut pas être esquivée". La concertation sur la dépendance aura notamment pour objectif de sérier "sans a priori ni préjugé" les pistes de financement - assurance obligatoire ou facultative, collective ou individuelle. Le Premier ministre a évalué mercredi à 22 milliards d'euros par an actuellement, et à 30 milliards d'ici quelques années le coût de la dépendance des personnes âgées pour laquelle le gouvernement veut mettre en place une cinquième branche. Le chiffre de 30 milliards d'euros, qui avait été annoncé par François Baroin, ministre du Budget, lundi sur France Inter, correspond au coût prévisionnel pour l'Etat, la Sécurité sociale et les départements dans quinze ans, une estimation réalisée par le Centre d'analyse stratégique il y a quatre ans et réactualisée. Les dépenses consacrées à la dépendance en 2009 représentent déjà 21,6 milliards. Plusieurs acteurs politiques et du secteur des complémentaires santé ont estimé qu'il fallait rester prudent sur les prévisions quant au nombre de personnes âgées et aux montants à mobiliser dans le cadre de la réforme du financement de la dépendance. Ils s'exprimaient à l'occasion d'une journée organisée jeudi 25 novembre à Paris par l'Institut Silverlife autour du cinquième risque et de l'assurance dépendance.
Notons que si aucun calendrier précis n'a été donné par François Fillon pour cette concertation qui devrait être organisée par Xavier Bertrand et Roselyne Bachelot, cette dernière a confirmé au Figaro (26-11) le programme de l'Elysée, à savoir un débat sur la dépendance au printemps 2011 et une intégration des mesures financières dans le PLFSS pour 2012."Au-delà de ce texte, la question du vieillissement restera d'actualité dans les années à venir", souligne la ministre des solidarités Le Premier ministre s'est également bien gardé d'évoquer la création d'une nouvelle branche de sécu. Quant à une réforme de l'assurance maladie, elle est hautement improbable avant l'élection de 2012. Mais elle deviendra incontournable après.
> Le discours de François Fillon à l'Assemblée nationale :
http://www.gouvernement.fr/premier-ministre/francois-fillon-l-elan-de-la-reforme-est-intact-0
> Plusieurs milliards à trouver pour les personnes âgées - Les Echos du 23 novembre  :
http://www.lesechos.fr/economie-politique/france/actu/020948873917-plusieurs-milliards-a-trouver-pour-les-personnes-agees.htm
> Bachelot lance le débat sur la dépendance - Le Figaro
http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2010/11/26/01016-20101126ARTFIG00639-bachelot-lance-le-debat-sur-la-dependance.php

11/09/2010

L'Igas propose de transférer aux départements la compétence sur les GIR 5 et 6 de l'APA

extrait de www.localtis.info

mon commentaire : En théorie, bonne idée mais il va falloir régler le problème de la compensation de charges transférés par l'Etat sur les collectivités !

L'Igas propose de transférer aux départements la compétence sur les GIR 5 et 6 de l'APA

publié le 10 septembre 2010
L'Inspection générale des affaires sociales (Igas) publie un rapport qui ne manquera pas d'intéresser les conseils généraux, à un moment où les relations entre les départements et l'Etat sont quelques peu tendues sur le financement de l'allocation personnalisée d'autonomie (APA) et sur d'autres allocations de solidarité. Le document est une synthèse des enseignements à tirer des contrôles menés en 2009 et 2010 sur la gestion de l'APA dans six départements : Côte d'Or, Corse-du-Sud, Hérault, Pas-de-Calais, Seine-Maritime et Yvelines. Le rapport tire également parti des informations issues d'une mission similaire menée l'an dernier sur quatre autres départements : Ain, Bouches-du-Rhône, Haute-Corse et Eure-et-Loir. Les conclusions posées à l'époque (voir notre article ci-contre du 12 octobre 2009) se trouvent d'ailleurs largement confirmées par les six contrôles supplémentaires.
Si le ton du rapport est modéré, l'Igas constate que "les conseils généraux se sont bien investis dans la gestion de l'APA" mais que "des points faibles subsistent". Elle relève notamment la nécessité de renforcer la maîtrise des dépenses et des évaluations. L'Igas présume même "une dérive dans l'ouverture des droits dans au moins deux des quatre départements caractérisés par la proportion élevée du nombre de leurs bénéficiaires". Même dans les autres département, le rapport affirme que des économies restent possibles grâce à un meilleur cadrage des évaluation et des contenus du plan d'aide, ainsi qu'à un renforcement "de la rigueur des contrôles".
Les procédures de traitement et de prise de décision sur l'APA mériteraient également une "mise au point", afin de permettre une attribution plus rapide. Contrairement à la direction générale de la cohésion sociale, prête à des aménagements sur le sujet, l'Igas estime que le passage du délai légal de deux à trois mois "ne paraît pas acceptable". Pour mettre un terme aux difficultés soulevées par le financement d'aidants familiaux par l'APA au titre de l'aide à domicile, elle est en revanche favorable à l'idée de subordonner ce type d'emploi à l'accord express du président du conseil général, après évaluation médicosociale. Sur la question de la participation des usagers au financement du plan d'aide, l'Igas s'inquiète de la question de l'opposabilité ou non des tarifs de l'aide à domicile. Elle estime nécessaire de "consolider" la possibilité - qui manque aujourd'hui de bases légales - de tarifs plafonds opposables aux services d'aide à domicile.
Sur les relations, parfois tendues, entre les caisses de retraite et les départements à propos de la prise en charge des personnes âgées, l'Igas se prononce pour une complète remise à plat. Elle se déclare notamment favorable à "un scénario ambitieux transférant, en matière d'aide à domicile, la compétence pour les GIR 5 et 6 [les personnes les moins dépendantes, NDLR] aux départements". Cette proposition figurait déjà dans le rapport Gisserot en 2005 et dans celui de la Mission d'évaluation et de contrôle des lois de financement de la sécurité sociale (Mecss) de l'Assemblée nationale sur "l'action sociale du régime général de sécurité sociale et l'action sociale des collectivités territoriales" (voir notre article ci-contre du 22 février 2007), mais sa reprise par l'Igas à l'approche du débat sur le cinquième risque lui donne un relief particulier. L'Inspection générale voit dans une telle mesure un intérêt en termes de continuité de la prise en charge et d'économies de gestion (en mettant fin aux doubles instructions et évaluations de dossiers). L'enjeu financier n'est pas négligeable - sans être pour autant considérable -, puisque la Caisse nationale d'assurance vieillesse a prévu en 2010 une enveloppe de 332 millions d'euros pour l'évaluation des besoins et l'aide à domicile. A défaut de ce scénario audacieux, l'Igas préconise de renforcer la coordination entre caisses de retraite et départements, en confiant du même coup au régime général une compétence d'action sociale pour attribuer des aides à domicile en lieu et place des régimes qui n'attribuent que peu ou pas d'aides de ce type à leurs assurés (cas du régime des fonctionnaires notamment) et des petits régimes de retraite.

Jean-Noël Escudié / PCA

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