04/08/2010

Carcassonne. La CPAM terrasse un Goliath de la santé

Carcassonne. La CPAM terrasse un Goliath de la santé
très bonne initiative contre un labo

N° 2732 - Proposition de loi de M. Jean-François Chossy visant à améliorer l'accès aux soins des personnes handicapées

N° 2732 - Proposition de loi de M. Jean-François Chossy visant à améliorer l'accès aux soins des personnes handicapées
proposition de loi pour l'accès à la CMU des titulaires de l'AAH : un bon début mais le mieux serait d'augmenter largement le plafond d'octro ide la CMU-C afin que toute personne qui a des revenus inférieurs au seuil de pauvreté en bénéficie car dans cette proposition de loi les titulaires de pension d'invalidité inférieure parfois à l'AAH sont oubliés, encore !

Communiqué de la CFPSAA : à soutenir

Prestation de compensation pour les personnes devenues handicapées après l'âge de 60 ans : la CFPSAA saisit le Conseil d'État ! (26/07/2010)

Date de mise en ligne : 26/07/2010.
Actualités
Handicap
 La CFPSAA a saisi le Conseil d'Etat pour que le refus du Premier Ministre de tirer les conséquences des dispositions de l'article 13 de la loi du 11 février 2005 soit examiné et annulé.
Pour rappel, la loi de 2005 a prévu que dans un délai de 5 ans, les dispositions de la loi opérant une distinction entre les personnes handicapées en fonction de critères dʹâge en matière de compensation du handicap et de prise en charge des frais dʹhébergement en établissements sociaux et médico‐sociaux seront supprimées.
La CFPSAA considère, aujourd'hui en 2010, que le décret d'application de cette loi qui impose encore une condition d'âge (moins de 60 ans) pour les adultes handicapés qui demandent une prestation de compensation n'est plus opposable.
La CFPSAA a donc demandé au Premier Ministre de retirer le décret qui avait fixé cette condition d'âge à 60 ans, considérant qu'il n'est plus conforme à la loi.
Un refus lui a été opposé au mépris de la loi de 2005 et des engagements de l'époque.
En conséquence, la CFPSAA n'avait plus d'autre choix que de saisir le Conseil d'Etat.
Par ailleurs, elle invite tous ses adhérents handicapés visuels de plus de 60 ans à formuler auprès des MDPH des demandes de Prestation de Compensation du Handicap en les assurant de son soutien et d'un accompagnement contentieux contre les refus qui leurs seront opposés.
Par ces actions, la CFPSAA entend mettre le Gouvernement devant ses responsabilités face aux engagements extrêmement clairs qui avaient été pris par ses soins en 2005 sur la fin des discriminations liées à l'âge pour les personnes adultes handicapées.
La CFPSAA, au‐delà du handicap visuel, invite toutes les associations à venir la rejoindre dans ce combat légitime.
Contact presse :
Philippe Chazal Président
presidence@cfpsaa.fr
Site : www.cfpsaa.fr

Handicap, tutelle, loi sur le handicap - Actualités - Forum - Tessolidaire

Handicap, tutelle, loi sur le handicap - Actualités - Forum - Tessolidaire

soutenons l'initiative de la CFPSAA pour l'application de la loi de 2005 : pas de barrière d'age pour la PCH : diffusez

01/08/2010

extrait de la lettre annuaire-secu.fr


Newsletter n° 412 du 1er août 2010
Extraits
ACTUALITÉS PROFESSIONNELLES
La Sécurité sociale
Les chiffres clés de la Sécurité sociale en 2009
27/07/10 - Régulièrement plébiscitée par les Français dans les enquêtes d'opinion, la Sécurité sociale n'en demeure pas moins largement méconnue par le grand public dans son mode de fonctionnement et par les masses financières qu'elle est amenée à gérer. L'objectif de cette édition 2010 des chiffres clés, réalisée par les trois ministères de tutelle, est de pallier à cette lacune en présentant en 44 pages les principales données chiffrées 2009 du régime général, branche par branche, mais aussi du RSI et du régime agricole, pour permettre une meilleure compréhension des enjeux auxquels elle est confrontée aujourd'hui, et mieux saisir son évolution. Le document fournit également des données sur la performance du service public de la Sécurité sociale (qualité de service, accueils, délais de traitement, coûts de gestion, dématérialisation, mise en oeuvre des politiques de sécurité sociale). Un organigramme institutionnel au 1er juillet 2010 a été ajouté.
De son côté, l'Ucanss nous propose la réactualisation de son recueil statistique "Le personnel des organismes de sécurité sociale en 2009". Cette présentation détaillée du personnel du régime général au 31/12/09 est une mine d'informations sur les différents métiers, les rémunérations, l'évolution des effectifs. Les personnels en CDI soumis à la convention collective nationale sont 159 459 à la fin 2009, en hausse de 456 sur un an. L'âge moyen est de 45 ans. Le taux de féminisation poursuit sa hausse entamée en 2001 (76,4 %).
> L'édition 2010 des chiffres clés : http://www.securite-sociale.fr/chiffres/chiffres_cles/2010_chiffres_cles.pdf
> "Le personnel des organismes de sécurité sociale en 2009 (42 pages) - Ucanss - juin 2010
http://www.ucanss.fr/chiffres/statistiques_personnel/annee2009/plaquette_statistiques_2009.pdf
Maladie
Vers un nouveau mode de calcul des IJ au 1er septembre
29/07/10 - Il y a une quinzaine de jours, l'association des accidentés de la vie et handicapés (FNATH) prédisait, à propos du report de l'augmentation du montant de l'AAH, que "cette régression n'était qu'un ballon d'essai pour d'autres à venir qui seront sans doute pire encore ! Elle ne pensait pas avoir raison aussi vite", écrit-elle dans un communiqué. Elle s'élève à présent contre le projet de décret modifiant le calcul des indemnités journalières de la Sécurité sociale, examiné et "rejeté à l'unanimité" par le conseil de la CNAMTS le 29 juillet. Le décret prévoit que ces IJ ne seraient plus calculées sur la base de 360 mais de 365 jours, aboutissant à une "baisse du montant des IJ dès le 1er septembre 2010", dénonce la FNATH. Cela concerne les indemnités dues au titre de la maladie, de la maternité, de la paternité, mais aussi des accidents du travail. Auparavant, le gain journalier servant de base au calcul des indemnités journalières était égal à 1/90e du salaire brut des trois mois précédant l'interruption de travail, ce qui revenait à les calculer sur 360 jours. "Après avoir fiscalisé les indemnités journalières des victimes du travail pour assurer une "justice fiscale", une nouvelle diminution des indemnités journalières est programmée sous couvert de justice sociale", accuse la FNATH. Cette mesure, annoncée dans le cadre des mesures de maîtrise des dépenses d'assurance maladie, devrait permettre d'économiser 70 millions d'euros en année pleine. "Des économies de bout de chandelles sur le dos des ouvriers arrêtés, y compris pour des motifs graves", explique l'association.
> Le site Gestiondelapaie.com publie un tableau comparatif :
http://www.gestiondelapaie.com/flux-paie/?1091-ijss-nouveau-mode-de-calcul
> L'article de Liaisons sociales et le projet de décret :
http://www.wk-rh.fr/actualites/detail/29699/le-mode-de-calcul-des-ij-devrait-etre-modifie-au-1er-septembre.html
Fréquence des ALD au 31/12/2009 dans la population du régime général
30/07/10 - Selon les derniers chiffres publiés par la CNAMTS le 22 juillet, 8,6 millions de personnes du régime général bénéficiaient au 31 décembre 2009 de l'exonération du ticket modérateur au titre d'une affection de longue durée, soit une personne sur sept et surtout 300 000 patients de plus en un an. Ils étaient 8,3 millions fin 2008. Vous pouvez télécharger huit tableaux Excel présentant des données détaillées (répartition et taux).
Le quotidien Les Echos (30-07) évoque ce qui se prépare dans le domaine des ALD. Pour la première fois, le gouvernement envisage de restreindre la prise en charge d'une maladie chronique en excluant l'hypertension bénigne de la liste des maladies prises en charge à 100 %. La mesure ne générera que peu d'économies (quelques dizaines de millions d'euros), mais la portée symbolique et politique n'échappe à personne. "Cette décision - qui nécessitera un décret - n'est pas encore confirmée. Elle résulte d'une proposition de la CNAM et du RSI" qui "recommande d'éliminer de la liste des 30 ALD, en commençant par l'hypertension légère, celles que les progrès de la médecine ont rendues, sinon plus guérissables, bien plus supportables", note le journal qui ajoute que "la mesure n'a pas provoqué de tollé lors de son examen par le conseil de la CNAM". Un autre décret d'application de la LFSS pour 2010, en préparation, devrait faire plus de vagues. Il concerne les conditions de sortie du régime des ALD pour les patients guéris de leur maladie.
> http://www.ameli.fr/l-assurance-maladie/statistiques-et-publications/donnees-statistiques/affection-de-longue-duree-ald/prevalence/frequence-des-ald-au-31-12-2009.php
> "Maladies chroniques : l'Etat fait un premier pas dans la réforme de la prise en charge" et éditorial - Les Echos 30 juillet 2010 :
http://www.lesechos.fr/info/france/020694859165.htm
Le projet de COG Etat/CNAMTS visant à supprimer 3 950 postes d'ici à 2013 rejeté par le conseil
30/07/10 - Le conseil de la CNAMTS du 29 juillet a examiné le projet de convention d'objectifs et de moyens 2010-2013 qui doit être signée prochainement entre l'Etat et la branche maladie. Les négociations ont été difficiles, notamment sur les effectifs, point de blocage jusqu'à présent. Après les derniers arbitrages, le gouvernement a pris sa décision, annonce le quotidien Les Echos (29-07). Il faudra supprimer 3 950 postes en quatre ans, sur un total de 75 200 fin 2009, soit une réduction d'un peu plus de 5 %. L'Assurance maladie se voit appliquer la règle du remplacement d'un départ sur deux à la retraite, toutefois la direction de la CNAM a réussi à obtenir 250 créations de postes sur la période. C'est trop peu pour les syndicats qui protestent. "La branche maladie a déjà fait des efforts de productivité considérables", ajoute Michel Régereau, président CFDT du conseil qui avait indiqué qu'il voterait contre ce texte? une "première" selon lui. Entre 2005 et 2009, durée de la précédente COG, "le nombre de salariés a baissé de près de 8 %, ce qui représente plus de 6 100 suppressions de postes". La CNAM a même supprimé 1 400 postes de plus que ce que lui demandait le gouvernement dans la COG, rapporte le quotidien Les Echos.
Au cours de la réunion du conseil, "il s'est trouvé une majorité pour estimer que la signature de ce texte par le président n'était pas envisageable en l'état", a indiqué Michel Régereau dans un communiqué. "C'est la question des moyens humains et financiers qui a justifié cette expression", a-t-il précisé. Selon l'AFP, il n'y a pas eu de vote et  "le conseil a souhaité la poursuite des négociations" avec l'Etat pour parvenir un compromis acceptable. Concrètement, la convention pourrait donc être de nouveau soumise à un vote à la rentrée.
Les représentants des associations de malades et de familles CISS, Unaf et Fnath dénoncent également la réduction "de manière continue et considérable du budget de l'action sociale et sanitaire de l'Assurance maladie". En 2006, le montant du Fonds national d'Action sanitaire et sociale égalait 600 millions d'euros. Il chute d'année en année pour ne plus représenter que 216 millions d'euros en 2013, alors que les CASS des caisses primaires "sont un peu plus sollicitées chaque année par les usagers victimes de l'inflation des restes-à-charge, notamment en raison des mesures de déremboursements et de co-paiement".
Rappelons que l'Etat et l'Assurance maladie poursuivront à travers cette COG trois objectifs majeurs au cours des quatre ans à venir : approfondir la gestion du risque, cœur de l'action de l'Assurance maladie ; renforcer et diversifier une offre de service de qualité au bénéfice des assurés ; poursuivre l'amélioration de l'efficience de l'Assurance maladie.
La lettre Protection sociale informations (28-07) évoque de son côté le projet de contrat pluriannuel de gestion du risque État-Uncam 2010-2013 qui comprend cinq priorités et 20 objectifs. Le conseil de l'Uncam doit examiner, le 29 juillet, ce projet de contrat qui sera décliné dans les ARS.
> Le projet de COG 2010-2013 soumis au Conseil le 29 juillet - 110 pages :
http://www.lesechos.fr/medias/2010/0729//020692641229_print.pdf
> Article des Echos : http://www.lesechos.fr/info/sante/020692721019.htm
> Communiqué des associations du conseil du 30 juillet :
http://www.annuaire-secu.com/pdf/CP-Cog2010-2013-associations.pdf
> Dépêche AFP :
http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5gJ4QsmDZNi6Hu7TSuNeAccJtS4vQ
> Projet de contrat pluriannuel de gestion du risque  - version 25 juin 2010 :
http://www.wk-rh.fr/mybdd/upload/bdd_136/Contrat Etat-Uncam.doc
Retraites
Retraite à taux plein : le report de 65 à 67 ans va  coûter cher à l'assurance chômage
28/07/10 - Selon le journal Les Echos (28-07), une note confidentielle du Pôle Emploi, jamais rendue publique, indique que le relèvement de la retraite de 65 à 67 ans coûterait au moins 265 millions d'euros à l'Unedic à partir de 2023, année de la mise en application de la barre des 67 ans pour partir à taux plein. La note estime à 9 500 en 2010 le nombre de chômeurs de 65 ans qui n'auraient pas pu partir à la retraite et donc continueraient à percevoir une allocation, pour un coût d'environ 80 millions d'euros. Pour les années suivantes, avec un départ à 67 ans, les personnes concernées seraient deux fois plus nombreuses, environ 18 100 de 65 et 66 ans  La note précise que les dépenses supplémentaires - ASS et le RSA -  ne sont pas intégrées dans le calcul de l'Unedic. Et ce n'est pas fini : le coût sera très certainement bien plus élevé, le calcul de Pôle Emploi se basant sur une hypothèse de 40 années de cotisation pour un taux plein, alors que l'on sera à 41 ans en 2012. Et surtout, il n'a pas été pris en compte le relèvement de l'âge minimal légal de départ en retraite de 60 ans à 62 ans, qui va commencer à être mis en place dès 2011. Un nouveau calcul en cours sera communiqué aux partenaires sociaux en septembre. Cette réforme va avoir au moins en partie pour effet de transférer des charges des organismes de retraite vers l'assurance chômage, la part des chômeurs parmi les 55-60 ans représentant 3,8 % des effectifs des sans emploi indemnisés, et dans la situation actuelle du marché du travail, on ne voit aucune raison pour qu'ils ne le restent pas jusqu'aux nouvelles limites d'âge. Le gouvernement compte sur l'aide à l'embauche des seniors prévue dans le projet de loi pour limiter les dégâts.
Un autre article des Echos (27-07) indique que la réforme des retraites va, paradoxalement, accélérer le nombre de départs dans la fonction publique. Le projet de loi met fin à la possibilité de retraite anticipée pour les mères de trois enfants au bout de quinze années de service dans la fonction publique. Pour ne pas être pénalisées par les nouvelles règles de décote, elles doivent faire leur demande de départ en retraite avant le 31 décembre. L'hôpital est le premier secteur concerné. On commence déjà à s'inquiéter dans les établissements de santé.
> http://www.lesechos.fr/info/france/020690468721.htm
> Retraite : départs massifs en vue pour les mères de trois enfants fonctionnaires - Les Echos du 27 juillet 2010 :
http://www.lesechos.fr/info/france/020683920411.htm
ACTUALITÉS GÉNÉRALES
Actualité santé
L'état de santé de la population. Rapport 2009-2010
27/07/10 - Cet ouvrage en ligne, préparé sous la coordination de la DREES par un ensemble de partenaires, producteurs de données dans le champ de la santé, fournit en 2010 une palette d'informations très riche sur l'état de santé de la population en France. Il constitue le quatrième rapport de suivi des objectifs de santé quantifiés pour un ensemble de problèmes de santé (pathologies ou déterminants), définis par la loi relative à la politique de santé publique du 9 août 2004, après une première édition en 2006. Le rapport s'est enrichi dans cette nouvelle édition de deux dossiers thématiques sur les IVG et la santé des jeunes, permettant de compléter ce panorama et d'éclairer la décision publique en matière de prévention et de promotion de la santé.
"L'état
de santé des Français apparaît globalement bon, mais la mortalité prématurée (survenant avant l'âge de 65 ans) reste en France l'une des plus élevées de l'Union européenne. En outre, des disparités sensibles perdurent tant entre hommes et femmes qu'entre territoires ou entre catégories sociales et dans certains groupes de population. Des progrès pourraient être réalisés grâce à la prévention et à des améliorations des prises en charge des problèmes identifiés, et ce à tous les âges de la vie", peut-on lire dans la synthèse du rapport. Le renoncement aux soins pour des raisons financières progresse. C'est le cas de 15 % de la population métropolitaine en 2008 contre 14 % en 2006 et 13 % en 2004.
> Le rapport : http://www.sante-jeunesse-sports.gouv.fr/l-etat-de-sante-de-la-population-rapport-2009-2010.html

IJSS : nouveau mode de calcul - Gestion de paie : flux d'actualités de la gestion de paie

IJSS : nouveau mode de calcul - Gestion de paie : flux d'actualités de la gestion de paie
projet de modif du mode de calcu ldes IJ en défaveur des travailleurs bien sur
et le bouclier fiscal quand est ce qu'on le modifie aussi ????

Espace Presse

Espace Presse
Fnath : insuffisance du volet pénibilité de l’actuel projet de réformes de retraite. En effet, lors de son départ en retraite, ce mineur, exposé pendant près de 30 ans à des poussières de fer, n’avait aucun taux d’incapacité. Il a obtenu la reconnaissance de ses deux maladies professionnelles qu’après sa retraite, dont il n’a pas pu profiter longtemps sans incapacité ! Elle rappelle aussi la double peine des ouvriers : ils vivent moins longtemps que les cadres et passent plus de temps qu’eux avec des incapacités et des handicaps.

CPAM92-discours-president-080710.pdf (Objet application/pdf)

CPAM92-discours-president-080710.pdf (Objet application/pdf)
à lire surtout la fin : le président de la CPAM Du 92 se rebelle contre la gestion opaque du directeur - cela a-t-il à voir avec le fait que c'est le département de Sarkozy ?

Autorisation des établissements et services sociaux : les nouvelles règles du jeu

extrait de www.localtis.info 

Médicosocial

Autorisation des établissements et services sociaux : les nouvelles règles du jeu

publié le  29 juillet 2010
Un décret du 26 juillet 2010 met en place les dispositions de la loi "hôpital, patient, santé et territoires" (HPST) du 21 juillet 2009 sur le nouveau régime d'autorisation des établissements et services sociaux et médicosociaux. Fondé sur le mécanisme de l'appel à projets, le nouveau dispositif, qui entre en vigueur à compter du 1er août, introduit une véritable révolution copernicienne dans la planification de la création, de l'extension et de la transformation des établissements et services dans le champ social et médicosocial.

La loi "hôpital, patient, santé et territoires" (HPST) du 21 juillet 2009 a introduit dans le Code de l'action sociale et des familles (Casf) un article L.313-1-1 relatif à l'autorisation de "projets, y compris expérimentaux, de création, de transformation et d'extension d'établissements ou de services sociaux et médicosociaux". Cette nouvelle procédure - basée sur le principe de l'appel à projets - concerne l'ensemble des autorisations délivrées par le président du conseil général, par le directeur général de l'agence régionale de santé (ARS), par le représentant de l'Etat, ou délivrées conjointement par deux de ces autorités. La loi HPST fixe les grandes lignes de la procédure - et notamment l'intervention d'une commission de sélection d'appel à projets sociaux ou médicosociaux - et renvoie à un décret en Conseil d'Etat pour la mise en oeuvre de ces dispositions. C'est ce décret qui vient de paraître au Journal officiel du 27 juillet 2010.
La philosophie de ces nouvelles règles du jeu est la suivante : désormais, ce ne devraient plus être les gestionnaires de structures qui seront à l'origine de la création ou de la transformation d'établissements  - par exemple pour personnes âgées ou handicapées - mais les autorités publiques (Etat, ARS, département). Ces dernières définiront les besoins de leur territoire et appelleront ensuite les gestionnaires à candidater à un appel d'offres.
Six commissions, dont trois pour les départements
Le volumineux décret du 26 juillet 2010 détaille donc les nouvelles règles du jeu applicables aux "projets de création, de transformation et d'extension d'établissements, services et lieux de vie et d'accueil requérant des financements publics". Il s'appuie notamment sur le bilan de l'expérimentation menée par la direction générale de la Cohésion sociale (DGCS) et par la Caisse nationale de solidarité pour l'autonomie (CNSA) dans trois régions-tests : Bourgogne, Centre et Pays-de-la-Loire (voir notre article ci-contre du 10 mars 2010).
Le texte commence par instituer, auprès de chacune des autorités compétentes pour délivrer l'autorisation, une "commission d'appel à projet social ou médicosocial" qui se substitue au comité régional de l'organisation sociale et médicosociale (Crosms). La composition de cette dernière varie en fonction de la nature de la ou des autorités délivrant l'autorisation, ce qui donne six cas de figure différents. Elle est encore compliquée par le fait que la commission comprend à la fois des membres avec voix délibérative (liste fixe) et des membres avec voix consultative (liste variable en fonction de la nature du projet examiné).
Dans le cas des autorisations relevant de la seule compétence du président du conseil général (notamment les établissements et services pour l'enfance en danger, les personnes âgées, les adultes handicapés ou l'accueil d'urgence), la commission comprend les membres avec voix délibérative suivants : le président du conseil général et trois représentants du département désignés par ses soins (qui ne sont donc pas nécessairement des élus) et quatre représentants des usagers. Ces derniers doivent comprendre un représentant d'associations de retraités et de personnes âgées, un représentant d'associations de personnes handicapées, un représentant d'associations du secteur de la protection de l'enfance et un représentant d'associations de personnes ou familles en difficultés sociales, désignés par le président du conseil général sur proposition du comité départemental des retraités et personnes âgées ou du conseil départemental consultatif des personnes handicapées, ou enfin à la suite d'un "appel à candidature organisé dans des conditions fixées par le président du conseil général en ce qui concerne chacune des deux dernières catégories".
Pour les établissements et services autorisés conjointement avec le préfet ou le directeur général de l'ARS, la commission est présidée par le président du conseil général et, selon le cas, par le préfet ou le directeur général de l'ARS. Elle comprend alors deux représentants du département et deux représentants des services de l'Etat ou de l'ARS. S'y ajoutent, pour établir la parité, six représentants des usagers, désignés conjointement par les deux autorités qui président la commission. Pour les trois autres cas de figure - qui n'impliquent pas les départements -, le principe de la composition de la commission reste le même. Le mandat des membres de chacune des six commissions est de trois ans. Chaque département devra ainsi mettre sur pied ou participer à la mise sur pied de trois commissions.
Le décret du 26 juillet précise aussi la liste des membres avec voix consultative, qui sont désignés par le président ou les coprésidents de la commission concernée. Cette liste, commune aux six commissions, comprend deux représentants des unions, fédérations ou groupements représentatifs des gestionnaires d'établissements et services sociaux et médicosociaux, deux personnalités qualifiées désignées en raison de leurs compétences dans le domaine de l'appel à projets correspondant (et qui peuvent donc changer selon la nature de ce dernier), deux représentants au plus d'usagers "spécialement concernés par l'appel à projets correspondant" (idem) et quatre personnels au plus des services techniques, comptables ou financiers de l'autorité compétente pour délivrer l'autorisation.
Une plus grande transparence
Le décret du 26 juillet détaille également la procédure d'appel à projets, commune aux six catégories d'autorisations. Il commence par fixer à 30% de la capacité initiale ou à quinze places ou lits supplémentaires le seuil à partir duquel un projet d'extension doit être soumis à la commission de sélection (l'extension inférieure à ces seuils restant néanmoins soumise à autorisation). De même, les regroupements d'établissements ou services, qui ne modifient pas les missions des entités préexistantes et ne se traduisent pas par une extension de capacité supérieure au seuil évoqué ci-dessus, ne sont pas soumis à la commission.
En cas d'autorisation conjointe, l'un des deux coprésidents saisit l'autre autorité, qui a alors un mois pour donner son accord au lancement de la procédure d'appel à projets. En cas de non-réponse dans ce délai, l'appel à projets ne peut être engagé. Les membres de la commission doivent recevoir une convocation - précisant notamment les conditions dans lesquelles ils peuvent accéder au dossier correspondant - quinze jours au moins avant la date de réunion. Lors de la réunion - qui n'est pas publique -, la commission de sélection se prononce sur le classement des projets à la majorité des voix des membres ayant voix délibérative présents ou représentés. Le président ou les deux coprésidents conjointement ont voix prépondérante en cas de partage égal des voix. Dans le second cas de figure, il faut donc que les deux coprésidents soient d'accord entre eux pour faire jouer la voix prépondérante. Dans le cas contraire, "la commission ne procède à aucun classement des projets". Les candidats, prévenus au moins quinze jours avant la réunion, sont entendus par la commission. Le décret règle également les éventuelles situations de conflits d'intérêts.
Le cahier des charges de l'appel à projets est établi par la ou les autorités compétentes. Il doit notamment identifier les besoins sociaux et médicosociaux à satisfaire, indiquer les exigences à respecter, autoriser les candidats à présenter des variantes aux exigences et critères posés (sous réserve du respect d'exigences minimales fixées par le cahier des charges) et mentionner "les conditions particulières qui pourraient être imposées dans l'intérêt des personnes accueillies". Le décret précise également les rubriques qui doivent figurer dans le cahier des charges : capacité, population accueillie, zone d'implantation et dessertes, principales caractéristiques et critères de qualité auxquels le projet doit satisfaire, exigences architecturales et environnementales, coûts ou fourchettes de coûts de fonctionnement prévisionnels, modalités de financement et, le cas échéant, habilitation demandée au titre de l'aide sociale. Enfin, le décret prévoit des règles allégées pour les cahiers des charges d'appels à projets expérimentaux ou innovants, pour lesquels les candidats disposeront d'une latitude plus large.
Une procédure très encadrée
Le décret du 26 juillet encadre également, de façon très stricte, le déroulement de la procédure d'appel à projets. La ou les autorités concernées doivent tout d'abord élaborer un calendrier annuel ou pluriannuel des appels à projets, publié au bulletin administratif de la ou des autorités compétentes. Celui-ci n'a toutefois qu'un caractère indicatif et peut être révisé en cours d'année en cas de "modification substantielle". Il doit en revanche prévoir "qu'au moins une des procédures d'appel à projets envisagées est réservée partiellement ou exclusivement aux projets innovants ou expérimentaux". Les personnes morales gestionnaires d'établissements ou services peuvent faire connaître leurs observations sur ce calendrier dans les deux mois qui suivent sa publication.
Le décret détaille ensuite le contenu de l'avis d'appel à projets, qui peut porter sur un ou plusieurs besoins de création, de transformation et d'extension d'établissements ou services sociaux et médicosociaux. Le cahier des charges proprement dit est, soit annexé à l'avis, soit mentionné dans cet avis avec indication de ses modalités de consultation et de diffusion (obligatoirement gratuites).
Les candidats doivent remettre leur projet dans le délai fixé par l'avis, qui ne peut être inférieur à 60 jours et supérieur à 90 jours à compter de la date de publication de l'avis. Ils peuvent également solliciter des précisions complémentaires jusqu'à huit jours avant l'expiration du délai. Les réponses apportées sont alors mises à la disposition de l'ensemble des candidats. Enfin, le décret précise - en s'inspirant très directement du Code des marchés publics - les modalités matérielles de transmission et de stockage des propositions, ainsi que la liste des pièces à fournir par les candidats.
De l'instruction à l'autorisation
L'instruction des dossiers transmis est assurée par des instructeurs désignés, au sein de ses services, par l'autorité compétente (ou à parité en cas d'autorisation conjointe). Les comptes rendus d'instruction doivent être accessibles aux membres de la commission au moins quinze jours avant la date de sa réunion. Les instructeurs sont entendus par la commission de sélection sur chacun des projets. Ils ne prennent pas part aux délibérations, mais établissent le procès-verbal de la commission. La liste des projets par ordre de classement vaut avis de la commission. Le ou les présidents de la commission établissent toutefois aussi un "rapport de présentation du déroulement de l'appel à projets", qui explicite notamment les motifs du classement.
L'autorisation est ensuite délivrée par la ou les autorités compétentes dans un délai maximal de six mois après la date limite de dépôt des projets mentionnée dans l'avis. Comme dans le régime antérieur, elle est valable trois ans et toute autorisation qui n'a pas reçu de commencement d'exécution durant ce délai devient caduque. Pour les projets expérimentaux, le délai de mise en oeuvre peut toutefois varier de deux à cinq ans.
Enfin, le décret du 26 juillet règle différents cas particuliers. Ainsi, lorsque le projet ne fait appel à aucun financement public, l'autorisation est délivrée directement par la ou les autorités compétentes, selon des modalités similaires à la procédure antérieure. D'autres articles prévoient une procédure spécifique - gérée par l'Etat - pour les établissements et services de la protection judiciaire de la jeunesse.
Avec les dispositions de la loi HPST et du décret du 26 juillet 2010, c'est une véritable révolution copernicienne qui devrait s'opérer dans le secteur social et médicosocial. Jusqu'alors, les gestionnaires d'établissements et services avaient la main pour déposer à tout moment des demandes d'autorisation, sur lesquelles les autorités compétentes - et notamment les départements - devaient se prononcer au coup par coup. Désormais, ce sont les autorités compétentes - Etat, ARS et départements - qui mèneront la danse et lanceront des appels à projets en fonction des besoins sur leur territoire et dans leur sphère de compétences. Il reste maintenant à savoir si elles auront la capacité - mais aussi parfois le courage politique - d'afficher une vision à moyen et long terme des besoins - ou des non-besoins - des territoires dont elles ont la charge...

Jean-Noël Escudié / PCA

Référence : décret 2010-870 du 26 juillet 2010 relatif à la procédure d'appel à projets et d'autorisation mentionnée à l'article L.313-1-1 du Code de l'action sociale et des familles (Journal officiel du 27 juillet 2010).

Emploi et handicap : La HALDE rappelle le cadre légal - HALDE

Emploi et handicap : La HALDE rappelle le cadre légal - HALDE

rapport mutualité sur éducation thérapeutique

http://www.mutualite.fr/L-actualite/Kiosque/Communiques-de-presse/Rapport-de-M.-Jacquat-sur-l-education-therapeutique-du-patient-la-Mutualite-Francaise-satisfaite-de-nombreuses-propositions-mais-souhaite-aussi-l-absence-de-lien-entre-l-industrie-pharmaceutique-et-les-patients

Insee - Santé - Les discriminations liées au handicap et à la santé

Insee - Santé - Les discriminations liées au handicap et à la santé

JIM - Le handicap intellectuel exclue plus que les autres

JIM - Le handicap intellectuel exclue plus que les autres

Médiation service public et Médiateur de la République - Actualités

Médiation service public et Médiateur de la République - Actualités
retraites : réduire les inégalités : propositions du médiateur

30/07/2010

CTNERHI - Base LEGI - Document sélectionné

CTNERHI - Base LEGI - Document sélectionné
Proposition de loi Assemblée nationale n° 2744 du 13 juillet 2010 relative aux conditions d'attribution des compléments de ressources et à la majoration pour la vie autonome pour les personnes handicapées : texte insuffisant car il faudrait aussi supprimer l'obligation de percevoir l'ASI en plus d'une pension d'invalidité pour pouvoir percevoir le complément de ressources de l'AAH (ce jour vu dossier d'une femem qui touche 681€ de pension d'invalidité sans avoir droit à 'ASI (ex-FSI) obligatoire pour percevoir le complément de ressources de l'AAH ) résultat sous prétexte d'avoir suffisamment travaillé pour avoir droit à un pension d'invalidité cette personne ne touchera que 680€ au lieu de plus 800 € par mois !!!

N° 2732 - Proposition de loi de M. Jean-François Chossy visant à améliorer l'accès aux soins des personnes handicapées

N° 2732 - Proposition de loi de M. Jean-François Chossy visant à améliorer l'accès aux soins des personnes handicapées
PROPOSITION DE LOI visant à améliorer l’accès aux soins des personnes handicapées : pour l'accès à la CMU pour les titulaires de l'AAH

Recueil_pratiques_THV.pdf (Objet application/pdf)

Recueil_pratiques_THV.pdf (Objet application/pdf)
RECUEIL DE BONNES PRATIQUES: accompagnement de l’avancée en âge des travailleurs handicapés en ESAT

CTNERHI - Base SAPHIR - Document sélectionné

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sexualité et handicap
Décret no 2010-870 du 26 juillet 2010 relatif à la procédure d’appel à projet et d’autorisation mentionnée à l’article L. 313-1-1 du code de l’action sociale et des familles
(établissements et services sociaux et médico-sociaux et des lieux de vie et d’accueil)

Ma sélection

Pétition · Pdt #APF : défense handi = stop exclusion et asso démocratique militante revendicative ! · Change.org

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