12/09/2010

Alerte du Cnom sur les risques de la suppression des indemnités journalières après seul contrôle patronal des arrêts de travail | Conseil National de l'Ordre des Médecins

Alerte du Cnom sur les risques de la suppression des indemnités journalières après seul contrôle patronal des arrêts de travail | Conseil National de l'Ordre des Médecins
Désormais le service médical de l’assurance maladie peut demander la suspension du versement des indemnités journalières de l’assurance maladie sur la seule base d’un contrôle effectué par un médecin mandaté par l’employeur : inadmissible !

extraits de Annuaire-secu : lutte contre les inégalités sociales de santé & paiement de l'AME

extraits de lettre 417 du 4 septembre

Mon comm : Assez écoeurée d'entendre la ministre parler de lutter contre les inégalités de santé alors que son gouvernement a mis en place les franchise,s augmenter le forfait journalier, encore déremboursé de nombreux médicaments, bref a augmenté le nombre de malades qui cessent leurs soins
Et en plus il s veulent encore faire payer les bénéficiaires de de l'AME (aide médicale d'Etat)...



La lutte contre les inégalités sociales de santé en France sera "le principe général de la prochaine loi de santé publique"
31/08/10 - A l'occasion des premières Assises du Collectif inter-associatif sur la santé, le 30 août à Marseille, la ministre de la Santé a rappelé que "la lutte contre les inégalités sociales et territoriales de santé doit constituer une priorité absolue" de son ministère. Roselyne Bachelot en a profité pour présenter la prochaine loi de santé publique, qui actualisera la loi quinquennale de santé publique de 2004, dont le principe général sera justement la lutte contre les inégalités sociales de santé. "Elle en fera une stratégie nationale à part entière, en conciliant deux approches indispensables : la prise en compte des problèmes de santé des plus vulnérables, d'une part ; la réduction globale des inégalités sociales de santé, qui touchent l'ensemble de la population, d'autre part". La nouvelle loi de santé publique devra être "une loi courte mais ambitieuse, structurante, lisible". Elle aura pour objectif de modifier les déterminants sociaux de santé et les déterminants de l'accès à la prévention et aux soins. Elle permettra d'organiser et de faire reconnaître le secteur particulier de la prévention et notamment de l'éducation pour la santé. Une gouvernance renforcée permettra de couvrir l'ensemble des problématiques de santé, mais aussi de définir quelques priorités majeures. D'ores et déjà, la loi HPST prévoit la création, auprès de l'ARS, d'une commission de coordination des politiques de santé dans le domaine de la prévention, de la santé scolaire, de la santé au travail et de la protection maternelle et infantile.
La ministre a également fait le point sur l'encadrement des dépassements d'honoraires, l'amélioration de la convention AERAS, les nouvelles formes d'exercice professionnel, ou encore la mise en place d'une participation financière des bénéficiaires de l'AME (la mission IGAS/IGS remettra ses conclusions au plus tard fin 30 novembre). Enfin, Roselyne Bachelot a présenté « en exclusivité » un projet auquel elle tient beaucoup : faire de 2011 « l'année des patients et de leurs droits ». A ce titre, trois missions ont été lancées au cours de l'été, qui devront rendre leurs travaux pour la fin 2010 et qui "déboucheront à la fois sur des préconisations concrètes et des propositions d'événements qui jalonneront l'année 2011", a précisé la ministre. Elles sont consacrées à "renforcer la visibilité, l'effectivité et la promotion des droits" des patients, à "la bientraitance dans les établissements de santé", et à la participation du patient aux décisions de santé qui le concernent, son positionnement et la "relation soignant-soigné".
En ouverture des Assises, dans un discours musclé prononcé devant la ministre, le président du CISS avait dressé un tableau sans complaisance de notre système de santé : "multiplication des refus de soins pour des raisons de stigmatisation des patientèles mais aussi pour cause de « désertion médicale, dépassements d'honoraires qui continuent à flamber, coordination des soins des malades chroniques dans l'impasse, ou encore trop de patients sans couverture complémentaire dans un pays où le ticket modérateur est le plus élevé d'Europe,...
> Assises du CISS le 30 août 2010 à Marseille - Discours de Roselyne Bachelot et discours de de Christian Saout :
http://www.leciss.org/actualites.html?tx_ttnews[tt_news]=1491&tx_ttnews[backPid]=1&cHash=69a146f0ec


Le gouvernement veut faire payer l'accès aux soins aux demandeurs d'aide médicale d'Etat
02/09/10 - L'aide médicale d'État (AME), qui permet aux étrangers sans-papiers de bénéficier de soins gratuits, a coûté 546 millions en 2009 (+15 % en un an). Elle bénéficie aujourd'hui à 210 000 personnes. Plusieurs députés de la majorité sont en train de mener une véritable offensive en la matière. Ils entendent durcir les conditions d'accès à l'AME, en particulier lors de l'examen de la loi sur l'immigration fin septembre puis, en octobre, lors de celui de la loi de finances. Comme le fait justement remarquer Le Figaro (1-09), "une partie de la droite tente régulièrement de restreindre cette aide instaurée au 1er janvier 2000 par les socialistes aux clandestins pauvres. En 2005, le gouvernement Raffarin a réservé cette aide aux sans-papiers installés en France depuis trois mois pour éviter un appel d'air. Sans parvenir à endiguer les dépenses". Pour contenir les déficits publics sans fragiliser les soins, le Premier ministre François Fillon, soutenu par la ministre de la Santé, envisage à présent une cotisation forfaitaire de 30 euros que les immigrés en situation illégale régleraient une fois par an. Une mesure qui pourrait être inscrite dans la loi de finances pour 2011 (Roselyne Bachelot évoquait à la mi-juin une contribution de l'ordre de 15 euros - voir lettre 408). Mais les arbitrages ne sont pas encore rendus, souligne le journal. Les professionnels de la santé, hostiles à cette contribution, craignent d'éloigner des populations précaires des soins. Les sans-papiers, hésitant déjà à se faire soigner, attendront le dernier moment pour se rendre à l'hôpital. Hors ce sont toujours les hospitalisations longues qui grèvent les comptes de l'AME. Quelque 38 000 bénéficiaires hospitalisés ont coûté 370 millions d'euros en 2009.
L'Observatoire de l'accès aux soins de Médecins du monde devrait publier, en octobre, son rapport sur l'année 2009. L'organisation a d'ores et déjà spécifié au Figaro l'importance y compris sanitaire de l'AME. Elle constitue "une politique de prévention, notamment des risques d'épidémie ou de propagation de virus résistants".
> http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2010/09/01/01016-20100901ARTFIG00578-sans-papiers-la-majorite-veut-rendre-l-acces-aux-soins-payant.php

CTNERHI - Base LEGI - Document sélectionné

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Lettre circulaire CNAF n° 2010-129 du 21 juillet 2010 : Points divers sur l'allocation aux adultes handicapés (AAH) et les formulaires demande de prestations pour personnes handicapées

Le casse-tête de la gestion des déchets médicaux - LeMonde.fr

Le casse-tête de la gestion des déchets médicaux - LeMonde.fr
il faut s'en pré-occuper !

Vers une réduction des services hospitaliers de nuit ? - Social - Nouvelobs.com

Vers une réduction des services hospitaliers de nuit ? - Social - Nouvelobs.com
Projet de l'ARS Ile de France mais il semble que cela touchera aussi la province : en tout les cas, extrêmement inquiétant !

Contrôle des arrêts de travail : quel délai pour contester la suspension des indemnités journalières ? - Actualités - Service-public.fr

Contrôle des arrêts de travail : quel délai pour contester la suspension des indemnités journalières ? - Actualités - Service-public.fr

Vivre FM » Handicap : Nicolas Sarkozy reçoit les associations

Vivre FM » Handicap : Nicolas Sarkozy reçoit les associations
Demain 13 septembre, Sarko reçoit enfin les porte parole du comité d'entente des assoc représentatives des personnes en situation de handicap : il était temps ! mais pessimisme quand au résultat avec un tel gouvernement !

Les indemnités des élus handicapés entrent dans le calcul des conditions de ressources

Personnellement je trouve tout à fait normal de ne pas cumuler totalement AAH et indemnités d'élus puisque l'AAH est un minimum de ressources et je ne vois pas pourquoi être élu permettrait de cumuler, à condition que tous les frais supplémentaires soient bien pris en compte
Par contre, là où il y a problème, c'est quand l'élu finit son mandat, parce que l'AAH est basée sur les revenus N-2, c'est à dire 2 ans en arrière, ce qui veut dire qu'il doit attendre près de 2 ans après l'arrêt de son mandat pour retrouver son allocation et donc rester sans revenus pendant ce temps là et c'est valable aussi en cas de travail arrêté
La question du Sénateur Le Menn me semble donc avoir été mal rédigée

extrait de www.localtis.info

Les indemnités des élus handicapés entrent dans le calcul des conditions de ressources

Publié le 06 septembre 2010
Comparée aux pays anglo-saxons ou scandinaves, la France compte encore peu d'élus locaux - ou nationaux - handicapés. Une question écrite et sa réponse ministérielle permettent de faire le point sur les obstacles éventuels à l'accès des personnes handicapées à des fonctions électives et sur les mesures mises en oeuvre pour y remédier.

Même si l'on est encore très loin des 6% imposés aux entreprises et aux employeurs publics - et en dépit de l'absence de tout chiffre officiel sur le sujet -, le nombre d'élus locaux handicapés est en progression, surtout si l'on considère que le handicap est très loin de se limiter aux formes immédiatement visibles (hémiplégie, cécité...), mais englobe également des formes évolutives liées à des maladies. Sans oublier le handicap lié au vieillissement. La ville de Nice, par exemple, compte deux élus handicapés dans son conseil municipal.

Le calcul de l'AAH, un frein à l'accès à un mandat ?

Dans une question écrite, Jacky Le Menn, sénateur d'Ille-et-Vilaine, estime que la législation elle-même constitue parfois un frein à l'engagement des personnes handicapées dans des mandats électifs. Il constate qu'un élu "tirant ses ressources de la solidarité nationale" peut se voir financièrement pénalisé du fait de son mandat. Un élu bénéficiant de l'allocation aux adultes handicapés (AAH) voit en effet ses indemnités d'élus prises en compte dans le total des ressources servant de base au calcul du montant de la prestation. Dès lors, selon le sénateur d'Ille-et-Vilaine, "il est à craindre que la prise en compte d'une indemnité d'élu dans le cadre des revenus nets catégoriels de la personne entraîne une diminution de son allocation d'adulte handicapé plus importante que l'indemnité versée". On peut également ajouter que cette situation crée un écart entre les élus valides - salariés ou retraités - pour lesquels le mandat électif entraîne une augmentation des revenus (même si ce n'est pas supposé être l'objectif recherché) et un élu handicapé pour lequel ce mandat entraîne une stagnation, voire une baisse de revenus. Le sénateur demande donc la mise à l'étude de dispositions "qui réparent cette injustice" et permettent "à un adulte handicapé élu titulaire d'une allocation adulte handicapé de percevoir son indemnité d'élu sans conséquences pour ses revenus autres que celles du droit commun applicables aux personnes valides".


Une allocation à caractère subsidiaire
Dans sa réponse, le ministre du Travail, de la Solidarité et de la Fonction publique écarte une telle hypothèse. Il rappelle en effet que l'AAH est une allocation à caractère subsidiaire, versée sous condition de ressources. Ces dernières comprennent l'ensemble des revenus nets de la personne ou du ménage, c'est-à-dire les ressources imposables, déduction faite des abattements fiscaux propres à chaque catégorie de revenus et de ceux spécifiques aux personnes âgées et invalides. Dès lors, "si les indemnités allouées pour l'exercice effectif des fonctions exercées par les élus municipaux, départementaux et régionaux ne sont ni des salaires ni des traitements, elles n'en constituent pas moins des ressources au sens du Code de la sécurité sociale" et doivent donc être prises en compte.
La réponse ministérielle rappelle aussi que les indemnités d'élu local - valide ou handicapé - sont soumises à un régime fiscal spécifique permettant de ne pas les prendre en compte intégralement et systématiquement dans la base de ressources, grâce à une retenue à la source libératoire de l'impôt sur le revenu. La base de cette dernière est constituée par le montant net de l'indemnité, minorée de la fraction représentative de frais d'emploi. Cette déduction du montant forfaitaire n'est toutefois pas autorisée lorsque les indemnités d'élus sont déclarées en tant que traitements et salaires, ce qui est le cas pour le calcul du droit à l'AAH et la détermination de son montant...


Des frais mieux pris en compte
Si la question de la déduction des indemnités électives reste donc entière, il faut néanmoins rappeler que la loi du 27 février 2002 relative à la démocratie de proximité a nettement amélioré la situation des élus locaux handicapés en ce qui concerne la prise en compte des frais liés au handicap. Ses articles 84 à 88 prévoient en effet, pour tous les élus, que les frais liés à l'exercice d'un mandat spécial (mission accomplie dans l'intérêt des affaires communales, mais ne correspondant pas à l'exécution habituelle des fonctions dont l'élu est investi) peuvent être remboursés par la commune sur présentation d'un état de frais et après délibération du conseil municipal. Elle précise que "s'agissant des frais de garde d'enfants ou d'assistance aux personnes âgées, handicapées ou à celles qui ont besoin d'une aide personnelle à leur domicile, le remboursement ne peut excéder, par heure, le montant horaire du salaire minimum de croissance". Les conseillers municipaux qui ne perçoivent pas d'indemnité de fonction peuvent également se faire rembourser des dépenses évoquées ci-dessus. Des dispositions similaires sont prévues pour les conseillers généraux et régionaux.
La disposition la plus importante introduite en la matière par la loi de 2002 - et qui vise spécifiquement les élus handicapés - est toutefois celle prévue par son article 88. Après mise à jour par la loi Handicap du 11 février 2005, celui-ci assimile en effet l'exercice d'une fonction élective à celui d'une activité professionnelle. Ainsi, l'élément "aides humaines" de la prestation de compensation du handicap "est accordé à toute personne handicapée [...] lorsque l'exercice d'une activité professionnelle ou d'une fonction élective lui impose des frais supplémentaires".

Jean-Noël Escudié / PCA

Référence : question écrite de Jacky Le Menn, sénateur d'Ille-et-Vilaine ; réponse du ministre du Travail, de la Solidarité et de la Fonction publique (Journal officiel du Sénat du 19 août 2010).
 

11/09/2010

CTNERHI - Base LEGI - Document sélectionné

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Instruction 5 F-14-10 du 26 juillet 2010 relative au régime fiscal des indemnités journalières versées aux victimes d'accidents du travail et de maladies professionnelles : 50% fiscalisé depuis le 1/1/10

KSIOX4T284928EMCLSX.pdf (Objet application/pdf)

KSIOX4T284928EMCLSX.pdf (Objet application/pdf)
Réponse à question écrite à l'assemblée : la secretaire d'Etat chargée de la famille et de la solidarité se fout du monde quand elle défend que la loi de 2005 est actuellement respectée par la création de la CNSA. Loi prévoyant qu'une distinction entre les personnes handicapées en fonction de critères d'âge en matière de compensation du handicap et de prise en charge des frais d'hébergement en établissements sociaux et médico-sociaux seront supprimées en 2010 !

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arrêtés sur conditions de garantie d'un minimum de ressources en MAS

Médecine du travail : la "réforme low-cost" d'Eric Woerth | Eco89

Médecine du travail : la "réforme low-cost" d'Eric Woerth | Eco89
très inquiétant ... comme beaucoup de réformes menées actuellement !

CTNERHI - Base SAPHIR - Document sélectionné

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Apprentissage et handicap dans la fonction publique : Encore peu répandu dans la fonction publique, l'apprentissage constitue pourtant un tremplin vers l'emploi, tout particulièrement pour les personnes handicapées,.....

Caisse Nationale de solidarité pour l'autonomie - Toute l’actualité - Renforcement du dispositif de mesure de la satisfaction des usagers des MDPH Page 1

Caisse Nationale de solidarité pour l'autonomie - Toute l’actualité - Renforcement du dispositif de mesure de la satisfaction des usagers des MDPH Page 1
n'oubliez pas d'aller remplir le questionnaire de satisfaction des usagers des MDPH : il faut absolument que l'info du terrain remonte !

JPO 2010 FFAC - Dossier de presse.pdf (Objet application/pdf)

JPO 2010 FFAC - Dossier de presse.pdf (Objet application/pdf)
Journée Nationale Portes Ouvertes des Ecoles de chiens Guides d’Aveugles Le 26 septembre 2010

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Est-ce qu'on entend la mer à Paris ? Histoire de la permanence juridique pour les sourds de Paris

infos sur la nouvelle procédure d'appel à projet devant les ARS pour les établissements et services médico-sociaux

2 articles extraits de www.localtis.info

cette nouvelle procédure d'appel à projet devant les ARS pour les établissements et services médico-sociaux va bouleversée la situation : à lire et à suivre

La CNSA propose un guide méthodologique sur la nouvelle procédure d'appel à projets

publié le 06 septembre 2010
Le décret du 26 juillet 2010 relatif à la procédure d'appel à projets et d'autorisation mentionnée à l'article L.313-1-1 du Code de l'action sociale et des familles bouleverse la procédure d'autorisation des établissements et services sociaux et médicosociaux. Il remplace en effet un système fondé jusqu'alors sur l'initiative des porteurs de projets, une instruction et une réponse au coup par coup des autorités (Etat ou départements) par un dispositif fondé sur des appels à projets lancés par les autorités concernées, ce qui suppose de leur part un important effort d'anticipation des besoins et de planification des réponses. Localtis a détaillé le contenu de ce texte essentiel dans son article du 29 juillet 2010 (voir ci-contre).
Afin d'aider les décideurs - préfets, agences régionales de santé et départements -, mais aussi les porteurs de projets, la Caisse nationale de solidarité pour l'autonomie (CNSA) publie aujourd'hui son "Guide méthodologique pour la mise en oeuvre de la procédure d'autorisation par appel à projet et l'élaboration du cahier des charges", téléchargeable sur son site internet (voir ci-contre). Présenté le 3 septembre, ce document d'une cinquantaine de pages affiche une vocation pratique affirmée. La CNSA possède une autorité incontestable en la matière, puisqu'elle a piloté l'expérimentation de la nouvelle procédure dans trois régions-tests (voir notre article ci-contre du 10 mars 2010).
Après un rappel des dispositions en la matière de la loi Hôpital, patients, santé et territoires du 21 juillet 2009 et une présentation de la période de transition dans l'attente de l'adoption des projets régionaux de santé, le guide propose trois grandes parties. La première détaille les différentes étapes de la procédure d'autorisation par appel à projets, depuis la planification de ces derniers jusqu'au retour d'expérience de la procédure. Il est en effet important que les acteurs concernés maîtrisent parfaitement toutes les étapes de la procédure, car les conséquences d'une éventuelle annulation contentieuse seraient évidemment plus lourdes que dans le cas d'une décision isolée. La seconde partie du guide est consacrée à l'élaboration du cahier des charges et de la réponse. Assortie d'exemples, elle s'attache à accompagner les rédacteurs tout au long de la rédaction du cahier des charges. Du côté des porteurs de projets, le guide fournit des indications sur le "contenu attendu des projets à soumettre", avec un certain nombre de points de passage obligés. Enfin, la troisième partie s'attache aux critères de notation ou d'évaluation et à leur pondération. Elle propose aussi un exemple de grille d'analyse d'un projet. Quelques cas concrets observés lors de l'expérimentation et un rappel des textes applicables complètent le guide.
A noter : le site de la CNSA propose également de télécharger une synthèse en quatre pages, ainsi qu'un diaporama utile pour une présentation des nouvelles dispositions.

Jean-Noël Escudié / PCA


Le contenu des dossiers de réponse aux appels à projets des établissements et services précisé

publié le 09 septembre 2010
En application de la loi Hôpital, patient, santé et territoires (HPST) du 21 juillet 2009, un décret du 26 juillet 2010 a mis en place les dispositions du nouveau régime d'autorisation des établissements et services sociaux et médicosociaux (voir notre article ci-contre du 29 juillet 2010). Celui-ci introduit une véritable révolution en recourrant à la technique de l'appel à projets, qui remplacera désormais l'initiative des porteurs de projets et la réponse ponctuelle des autorités concernées selon la nature de l'établissement ou du service (préfet, président du conseil général ou directeur général de l'agence régionale de santé).
Un arrêté du 30 août 2010 vient compléter le dispositif en détaillant le "contenu minimal de l'état descriptif des principales caractéristiques du projet déposé dans le cadre de la procédure de l'appel à projets". Cet "état descriptif" que devront remettre tous les porteurs de projet se compose en fait de quatre dossiers distincts. Le premier est le plus social des quatre, puisqu'il porte sur les "démarches et procédures propres à garantir la qualité de la prise en charge". Il comprend notamment un avant-projet du projet d'établissement ou de service, l'énoncé des dispositions envisagées pour garantir les droits des usagers ainsi que, le cas échéant, les solutions envisagées pour garantir le droit à une vie familiale des personnes accueillies ou accompagnées, la méthode d'évaluation prévue ou le résultat des évaluations dans le cas d'une extension ou d'une transformation et enfin, le cas échéant, les modalités de coopération envisagées (conventions, GIE, GIP, groupement de coopération sociale ou médicosociale…).
Le second dossier porte sur les personnels, avec la répartition prévisionnelle des effectifs par type de qualification et - pour certains types d'établissements (notamment les services de protection des majeurs) - les méthodes de recrutement suivies et les règles internes fixées pour le contrôle des personnes ayant reçu délégation des représentants du service pour assurer la mise en oeuvre des mesures de protection des majeurs ou des mesures judiciaires d'aide à la gestion du budget familial.
Le troisième dossier est à fournir selon la nature de la prise en charge, c'est-à-dire essentiellement pour les établissements assurant un hébergement. Il concerne en effet le projet architectural, avec une description précise de l'implantation, de la surface et de la nature des locaux en fonction de leur finalité et du public accueilli ou accompagné. En cas de construction nouvelle, il convient de présenter également des plans prévisionnels. A ce stade du projet - et conformément à la réglementation qui leur est applicable -, ces plans peuvent ne pas être réalisés par un architecte.
Enfin, le dernier dossier concerne les aspects financiers. Le porteur de projet doit notamment fournir le bilan financier et le plan de financement de l'opération. Il doit également produire les comptes annuels consolidés de l'organisme gestionnaire (lorsqu'ils sont obligatoires), le programme d'investissement prévisionnel - avec les précisions nécessaires sur la nature des opérations, leurs coûts, leurs modes de financement -, ainsi qu'un planning de réalisation.
Lorsque le projet porte sur l'extension ou la transformation d'un établissement ou d'un service existant, il convient de produire aussi le bilan comptable de ce dernier. Le dossier financier doit également préciser les incidences du plan de financement sur le budget d'exploitation de l'établissement ou du service, ainsi que, le cas échéant, les incidences sur les dépenses restant à la charge des personnes accueillies ou accompagnées. Enfin, le dossier doit évidemment comporter le budget prévisionnel de l'établissement ou du service pour sa première année pleine de fonctionnement. Un arrêté fournira prochainement les modèles des documents relatifs au bilan financier, au plan de financement et au calcul de l'incidence du plan de financement sur le budget d'exploitation.

Jean-Noël Escudié / PCA

Référence : arrêté du 30 août 2010 relatif au contenu minimal de l'état descriptif des principales caractéristiques du projet déposé dans le cadre de la procédure de l'appel à projets mentionnée à l'article L.313-1-1 du Code de l'action sociale et des familles (Journal officiel du 8 septembre 2010).

Il n'y aura pas de suppression de la limite d'âge pour la PCH

Ce gouvernement s'attaque un peu trop à la loi handicap et nous sommes nombreux à craindre un recul d'une loi qui était déjà insuffisante : qui va se décider à attaquer l'Etat pour le non respect de loi et aussi pour le non respect de la convention internationale des droits des personnes handicapées, que la France a pourtant ratifiée en début d'année

extrait de www.localtis.info

Il n'y aura pas de suppression de la limite d'âge pour la PCH

Publié le 06 septembre 2010
La loi Handicap du 11 février 2005 a posé le principe de la suppression, dans un délai de cinq ans, de toute distinction fondée sur un critère d'âge dans la compensation du handicap. Répondant à une question écrite, le gouvernement vient pourtant d'opposer une fin de non-recevoir à la mise en oeuvre effective de ce principe. Tout dépend, en effet, de ce que l'on entend par convergence des prises en charge...

En créant la prestation de compensation du handicap (PCH), le législateur a voulu se détacher du critère d'âge, très présent en revanche dans l'allocation aux adultes handicapés (AAH). Cette dernière - qui compense l'incapacité de se procurer des revenus par une activité salariée ou indépendante - ne peut en effet être demandée au-delà de 60 ans. Pour ses bénéficiaires, le versement de l'AAH cesse à compter de cet âge, l'intéressé basculant alors dans le régime de retraite pour inaptitude (exception faite de l'AAH différentielle pour les taux d'incapacité inférieurs à 80%, qui peut être versée au-delà de 60 ans pour compléter une retraite inférieure au minimum vieillesse).

Une suppression prévue par la loi
Au contraire, la PCH - qui est une allocation d'entretien - peut être demandée jusqu'à 75 ans, sous réserve que les critères présidant à son attribution étaient remplis avant 60 ans. Les personnes qui travaillent peuvent également déposer une demande de PCH au-delà de 60 ans et celles qui continuent de bénéficier de l'allocation compensatrice pour tierce personne (ACTP) peuvent, à tout moment, demander à bénéficier plutôt de la PCH (l'ACTP leur ayant toutefois été attribuée avant 60 ans). De même, le versement de l'allocation se poursuit au-delà de 60 ans, le bénéficiaire ayant alors la possibilité de choisir entre le maintien de la PCH et le basculement sur l'allocation personnalisée d'autonomie (APA). A défaut de choix, le bénéficiaire est supposé avoir opté pour la PCH.
Mais le législateur est allé plus loin dans la suppression de la limite d'âge. L'article 13 de la loi Handicap du 11 février 2005 - qui figure dans le chapitre consacré à la compensation du handicap - dispose en effet que "dans un délai maximum de cinq ans, les dispositions de la présente loi opérant une distinction entre les personnes handicapées en fonction de critères d'âge en matière de compensation du handicap et de prise en charge des frais d'hébergement en établissements sociaux et médicosociaux seront supprimées".
Dans une question écrite, Alain Fauconnier, sénateur de l'Aveyron, constate que "le 11 février [2010, NDLR] est passé et rien n'a changé : selon que l'intéressé(e) a moins ou plus de 60 ans, à handicap égal, l'allocation de compensation du handicap sera différente, jusqu'à cinq fois moindre pour une personne de plus de 60 ans". C'est en réalité la survenue d'un handicap avant ou après 60 ans qui est susceptible de créer un écart significatif entre les personnes concernées. La PCH est en effet plus favorable que l'APA au regard de la prise en charge du handicap, notamment en ce qui concerne la prise en compte des ressources.

Fin de non-recevoir
La réponse de la secrétaire d'Etat à la Famille et à la Solidarité est sans appel. Elle estime en effet que la formulation de l'article 13 de la loi du 11 février 2005 ne "prévoit [...] pas explicitement l'extension de la prestation de compensation du handicap aux personnes qui en feraient la demande après leurs 60 ans". Si l'argument peut se discuter sur un plan littéral, il ne résiste guère, en revanche, au regard de l'intention du législateur. La réponse ministérielle estime également que la création de la Caisse nationale de solidarité pour l'autonomie, en permettant de "rassembler les financements consacrés à la perte d'autonomie des personnes âgées et des personnes handicapées", a répondu à l'objectif posé par l'article 13, car il s'agit d'"un premier pas vers la convergence de la prise en charge de la perte d'autonomie quel que soit l'âge des personnes concernées".
Pour le gouvernement, "cette convergence ne signifie pas confusion et réponse identique quel que soit l'âge, mais bien une approche qui ne privilégie pas l'âge en tant que tel, et qui considère prioritairement l'expression des besoins de vie concrète des personnes". Compte tenu des différences dans les parcours de vie et dans la nature des risques auxquels les intéressés sont exposés, le gouvernement considère que les convergences nécessaires "se concentrent principalement sur la nécessité d'une prise en charge individualisée et sur la mise au point de méthodes d'évaluation des besoins et d'élaboration des plans d'aide relativement proches".
La convergence s'éloigne
La question de la convergence de la prise en charge de la dépendance et du handicap n'est pas nouvelle. Elle a notamment été posée, dès juillet 2006, dans le rapport remis au ministre des Affaires sociales par le sénateur Paul blanc - rapporteur de la loi Handicap - sur la prise en charge des personnes handicapées vieillissantes, qui recommandait entre autres d'"engager un processus de convergence des dispositifs dépendance et handicap" (voir notre article ci-contre du 12 juillet 2006). Une position reprise en 2007 dans le rapport Gisserot, consacré à la perspective de mise en place de la cinquième branche de la protection sociale (voir notre article ci-contre du 20 mars 2007).
A l'époque, la perspective d'une convergence entre la prise en charge des personnes âgées et des personnes handicapées apparaissait toutefois comme une hypothèse réaliste. Il n'en va plus de même aujourd'hui. Même si le détail du projet qui devrait être présenté avant la fin de l'année n'est pas encore connu (voir notre article ci-contre du 6 août 2010), la situation budgétaire et celle des comptes sociaux ne permettent plus d'envisager une véritable convergence. Le projet devrait donc se centrer sur une amélioration de la prise en charge de la dépendance des personnes âgées, fondée pour une grande part sur un renforcement de la dimension assurantielle. Dans ces conditions, la question de la non-application de l'article 13 de la loi du 11 février 2005 pourrait bien se reposer avec une intensité accrue, voire donner lieu à des recours devant la juridiction administrative.
Paradoxalement, la perspective de convergence paraît s'éloigner au moment où un nombre croissant de départements réfléchissent, voire expérimentent le rapprochement des structures et des procédures relatives aux personnes âgées et aux personnes handicapées, à travers les projets de maisons de l'autonomie.

Jean-Noël Escudié / PCA

Référence : question écrite d'Alain Fauconnier, sénateur de l'Aveyron ; réponse de la secrétaire d'Etat à la Famille et à la Solidarité (Journal officiel du Sénat du 19 août 2010).
 

Contrôle des arrêts de travail : quel délai pour contester la suspension des indemnités journalières ? - Actualités - Service-public.fr

Contrôle des arrêts de travail : quel délai pour contester la suspension des indemnités journalières ? - Actualités - Service-public.fr

De nouvelles dispositions pour le recrutement des AVS et une indemnité pour les enseignants-référents

extrait de www.localtis.info

mon commentaire : Il faudra bien arriver à professionnaliser et pérenniser le métier d'AVS dans l'intérêt des personnels et  des enfants handicapés
à noter que l'Education nationale se désengage petit à petit du dispositif d'AVS alors qu'elle s'était servie de se prétexte pour ne plus contribuer au FIPHFP !!!

De nouvelles dispositions pour le recrutement des AVS et une indemnité pour les enseignants-référents

Publié le 31 août 2010
Il y a un an, une solution trouvée in extremis permettait de pérenniser le dispositif des auxiliaires de vie scolaire, à défaut de donner aux intéressés un véritable statut. Aujourd'hui, deux décrets et un arrêté parus à la veille de la rentrée scolaire apportent des précisions sur le dispositif et donnent une traduction concrète à la fonction d'enseignant-référent pour la scolarisation des élèves handicapés.

Durant l'été 2009, le débat sur l'avenir des auxiliaires de vie scolaire (AVS) battait son plein (voir nos articles ci-contre). Nombre d'entre eux, recrutés dans le prolongement de la loi Handicap du 11 février 2005, arrivaient en effet au bout de leurs possibilités de renouvellement dans le cadre de leur contrat aidé. Pour éviter des ruptures dans l'accompagnement des enfants, un amendement de dernière minute, introduit par le gouvernement dans la loi du 3 août 2009 relative à la mobilité et aux parcours professionnels dans la fonction publique, permettait de prolonger la présence d'un AVS aux côtés d'enfants handicapés nécessitant un accompagnement scolaire. Un décret du 20 août 2009 était ensuite venu mettre en place et préciser le dispositif (voir notre article ci-contre du 26 août 2009).

Deux modalités pour la subvention aux associations recrutant des AVS
La solution retenue alors consistait à transférer le recrutement des AVS concernés de l'Education nationale aux associations spécialisées, sous réserve que celles-ci passent une convention avec le ministère de l'Education nationale. En contrepartie, ce dernier garantit aux associations signataires un financement permettant de rémunérer et de gérer les AVS.
Le décret 2010-937 du 24 août 2010 apporte plusieurs modifications à ce dispositif mis en place dans l'urgence. Celles-ci concernent la détermination du montant de la subvention allouée aux associations employeurs d'AVS. Le décret du 20 août 2009 avait mis en place un système indifférencié, dans lequel le montant de la subvention était calculé "sur la base de la rémunération brute antérieurement perçue par la personne recrutée, cotisations sociales à la charge de l'employeur et taxe sur les salaires comprises, majorée forfaitairement de 10% au titre des coûts de gestion administrative et de formation".
Le décret du 24 août 2010 distingue deux cas de figure et revoit les modalités de calcul. Le premier cas concerne le recrutement par une association gestionnaire de services autorisée par le président du conseil général et mentionnée aux 1°, 6° et 7° du I de l'article L.312-1 du Code de l'action sociale et des familles (autrement dit, des associations intervenant dans la prise en charge des mineurs, des personnes âgées ou des personnes handicapées). Dans cette hypothèse, la subvention est calculée sur la base d'un montant horaire égal à 170% du salaire horaire brut pour un auxiliaire de vie sociale ayant moins d'un an d'ancienneté au sens de l'accord de la branche aide à domicile du 29 mars 2002 relatif aux emplois et rémunérations.
Le second cas de figure concerne les recrutements effectués par un autre type d'association ou de groupement d'associations. Dans cette hypothèse, la subvention est calculée sur la base de la rémunération brute annuelle antérieurement perçue par le salarié recruté pour l'élève concerné, majorée de 54%, dont 44% au titre des charges et 10% au titre des frais de gestion. Comme dans le régime antérieur, le décret du 24 août 2010 prévoit que la subvention peut être révisée en cours d'année afin de tenir compte des évolutions éventuelles de la quotité horaire de l'aide individuelle déterminée par la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées (CDAPH), postérieurement au recrutement des intéressés.


Une indemnité de fonctions pour les enseignants-référents
Pour sa part, le décret 2010-953 concerne un autre volet de la scolarisation des enfants handicapés en milieu ordinaire : l'enseignant-référent. Pour chaque école ou établissement scolaire, un enseignant-référent est en effet chargé de l'aide et de l'information des familles et du suivi de la scolarisation des élèves handicapés. L'enseignant-référent est l'interlocuteur naturel de ces derniers et de leurs familles. Il est également un interlocuteur pour la CDAPH, à laquelle il apporte un éclairage sur les situations individuelles et dont il met en place les décisions d'orientation. Il est notamment chargé de la mise en oeuvre du projet personnalisé de scolarisation (PPS) de l'élève handicapé et veille à l'articulation des actions des différents professionnels qui interviennent auprès de ce dernier. Selon l'évolution de la situation et des besoins de l'enfant, il propose à l'équipe pluridisciplinaire de la CDAPH de poursuivre le PPS ou d'y apporter des aménagements, en fonction des constats effectués par l'équipe de suivi de scolarisation.
Le décret du 24 août reconnaît cette fonction particulière exercée par certains enseignants, en instituant une indemnité de fonctions au bénéfice des enseignants-référents pour la scolarisation des élèves handicapés. Celle-ci entre en vigueur le 1er septembre 2010. Un arrêté, également daté du 24 août, fixe son taux annuel à 929 euros.

Jean-Noël Escudié / PCA

Références : décret 2010-937 du 24 août 2010 modifiant le décret 2009-993 du 20 août 2009 portant application du dernier alinéa de l'article L.351-3 du Code de l'éducation (Journal officiel du Sénat du 25 août 2010) ; décret 2010-953 du 24 août 2010 instituant une indemnité de fonctions aux enseignants-référents pour la scolarisation des élèves handicapés ; arrêté du 24 août 2010 fixant le taux de l'indemnité de fonctions aux enseignants-référents pour la scolarisation des élèves handicapés (Journal officiel du 26 août 2010).
 

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